Les libéraux neuchâtelois ont désigné leurs candidats pour les fédérales 07
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Les libéraux neuchâtelois ont désigné leurs candidats pour les fédérales 07

Le Parti libéral neuchâtelois a désigné samedi à Couvet (NE) ses candidats aux élections fédérales.

Le congrès des libéraux a donné lieu à un débat de fond sur l'apparentement avec l'UDC, finalement approuvé en perspective de l'élection au Conseil national.

Les délégués ont accepté la candidature de Sylvie Perrinjaquet à l'élection au Conseil des Etats. La conseillère d'Etat, directrice de l'instruction publique, devrait former un ticket libéral-radical en compagnie du conseiller national Didier Burkhalter (PRD/NE).

Le candidat radical doit encore obtenir l'approbation de son parti. Le duo libéral-radical, formé de personnalités connues sur la scène politique cantonale, semble en mesure de briser l'unique double représentation socialiste à la Chambre des cantons.

Aussi au Conseil national

Sylvie Perrinjaquet participera aussi à l'élection au Conseil national. La centaine de délégués présents à Couvet, dans le Val-de-Travers, a nommé au total dix prétendants à un siège à la Chambre du peuple. Les candidats libéraux figureront sur une double liste de cinq noms, dont une «liste jeune».

Le député au Grand Conseil Rolf Graber, qui fut conseiller national de 1993 à 1995, figure sur la liste principale libérale aux côtés de l'ancien président du Grand Conseil Christian Blandenier.

En plus de Sylvie Perrinjaquet, deux femmes font partie de la liste. Il s'agit de Josette Frésard, membre de l'exécutif de La Chaux-de-Fonds, et de Caroline Gueissaz, députée au Grand Conseil.

Reconquête

Lors des élections fédérales de 2003, les libéraux avaient perdu le siège détenu par Rémy Scheurer, qui ne se représentait pas. Le parti l'avait cédé à l'UDC Yvan Perrin.

Premier parti de droite du canton de Neuchâtel, les libéraux n'ont ainsi plus de représentants aux Chambres fédérales depuis 2003, compte tenu aussi de la perte du siège de Jean Cavadini au Conseil des Etats, en 1999.

Rien à perdre

Pour les libéraux, les élections fédérales de l'automne prochain se présentent donc comme un exercice où ils auront tout à gagner, n'ayant plus rien à perdre. Le scrutin dira si le parti est en mesure de surmonter le creux de la vague où il s'enfonce depuis plusieurs années, scrutin après scrutin.

Les dissensions avec l'UDC avaient coûté cher à la droite libérale-radicale en 2003. A Couvet, les libéraux ont approuvé par 69 voix contre 17 l'apparentement de leurs listes à celle de l'UDC. Cette stratégie, âprement débattue, a été perçue comme une chance de reconquête de l'électorat infidèle en 2003.

Deuxième parti

Après les socialistes, le parti libéral est le deuxième parti neuchâtelois à désigner ses prétendants aux élections fédérales. Il y a quinze jours, le PS a approuvé une nouvelle candidature de ses représentants au Conseil national (Didier Berberat, Valérie Garbani) et au Conseil des Etats (Gisèle Ory, Pierre Bonhôte).

(ats)

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