Actualisé 25.03.2008 à 20:49

«Les liens du Sang»: fratrie et autres contrariétés

On s'attendait à une rencontre au sommet, on se retrouve plongé dans l'univers de «Derrick» et du «Renard».

Guillaume Canet, alias François, le flic, et François Cluzet, alias Gabriel, l'ex-taulard, sont frères. Canet, c'est le cadet brimé durant l'enfance, et Cluzet, l'aîné adoré. Un jour, alors que Gabriel sort de prison après des années d'absence, François décide de l'aider dans sa réinsertion.

Mais Gabriel ne veut pas d'une petite vie étriquée et retrouve très vite ses vieilles habitudes. Ce face-à- face prometteur se révèle peu efficace. Le réalisateur Jacques Maillot avait pourtant mis toutes les chances de son côté. Inspiré de la vie des frères Papet, flic et voyou lyonnais des années 1970, «Les liens du sang» tombe à plat.

La reconstitution des lieux, les coiffures et les costumes donnent aux acteurs de faux airs d'inspecteur Moulin et aux paysages l'accent allemand de Horst Tappert. Bien que Canet et, particulièrement, Cluzet soient à la hauteur, la lourdeur des cascades et des dialogues caricaturaux font des «Liens du sang» un acte manqué.

(win)

Les liens du sang

De Jacques Maillot, avec Guillaume Canet, François Cluzet et Clotilde Hesme

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