Genève: Les lieux alternatifs et festifs manquent
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GenèveLes lieux alternatifs et festifs manquent

La vie nocturne genevoise pêche par une absence de lieux festifs dans le canton de Genève.

Les amateurs de vie nocturne de trouvent peut-être pas toujours leur bonheur dans le canton de Genève.

Les amateurs de vie nocturne de trouvent peut-être pas toujours leur bonheur dans le canton de Genève.

Alors que la polémique sur la fermeture du dancing le Moa Club bat son plein, la Ville de Genève a présenté mardi une étude consacrée à la vie nocturne genevoise. Celle-ci ne fait que confirmer un état de fait: le canton manque de lieux alternatifs pour faire la fête.

«Il manque des endroits accessibles aux petits budgets», a constaté devant la presse le conseiller administratif responsable de la culture Patrice Mugny. Aujourd'hui, avec la disparition des squats, et la fermeture d'Artamis, la jeunesse se rabat sur l'Usine, qui se retrouve «saturée».

Deux crises

La question du manque de lieux alternatifs se pose depuis l'évacuation du squat Rhino en 2007, a rappelé Marie-Avril Berthet, une des auteurs de l'étude. En revanche, la difficulté que rencontrent des boîtes commerciales comme le Moa ou Weetamix est un phénomène nouveau. «Il y a une crise simultanée de ces endroits».

Les auteurs de l'étude sur la vie nocturne à Genève ont sondé 464 noctambules. Les résultats montrent que si les gens sont assez satisfaits de l'offre en été, ils sont déçus de celle qui leur est proposée l'hiver. Quel que soit leur statut socio-économique, les sondés se plaignent généralement du manque de lieux alternatifs.

L'Usine demeure l'endroit préféré pour sortir la nuit pour près de 14% des noctambules interrogés. Le centre de Carouge ou le quartier de Plainpalais sont également appréciés pour s'amuser, mais dans une plus faible mesure. Enfin, les sondés sont 70% à se sentir en sécurité lorsqu'ils sortent le soir.

Cherté des loyers

L'étude met aussi en avant le fait que malgré la hausse du nombre de lieux nocturnes ces dernières années, l'insatisfaction persiste. «Ces lieux ne sont peut-être pas en adéquation avec la demande», a avancé Mme Berthet. La cherté des loyers poussent ainsi souvent les propriétaires de boîtes de nuit à augmenter les prix pour tourner.

Cette étude sur la vie nocturne à Genève est une première pour le canton. «Nous sommes partis de zéro et nous avons dû défricher le terrain», a relevé Mme Berthet. Pour le moment, l'étude ne porte que sur la vie nocturne en été. Une autre enquête sera menée prochainement pour analyser la vie nocturne en hiver.

(ats)

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