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Les lions seront protégés contre la «chasse en boîte»

PRETORIA – En Afrique du Sud, les jours des riches touristes en quête de trophées faciles sont comptés.

L'Afrique du Sud semble déterminée à en finir avec une pratique lucrative mais très controversée: l'élevage de lions destinés à être chassés par des chasseurs étrangers fortunés en quête d'un prestigieux «trophée». Selon l'Association sud-africaine des éleveurs de prédateurs (SAPBA), 5000 lions sont actuellement élevés en captivité. En 2006, 480 lions, dont 444 élevés en captivité, ont été chassés, pour un prix jusqu'à 10 000 fr. pour une femelle et jusqu'à 37 000 fr. pour un mâle. Cette activité, parfois appelée «chasse en boîte», est partiellement réglementée, mais elle a donné lieu à d'effrayantes dérives: animaux «drogués» ou chassés dans des espaces très réduits. Après trois années de négociations tumultueuses, le ministre de l'Environnement a annoncé fin février un texte visant à «nettoyer l'industrie de la chasse». «Nous mettons fin, une fois pour toutes, à la pratique répréhensible de la chasse en boîte», a lancé le ministre, estimant que l'image de l'Afrique du Sud, dont la faune sauvage est un atout touristique, ne pouvait voir plus longtemps son image «ternie» par ces pratiques. Le nouveau texte prévoit que les lions élevés en captivité ne pourront être chassés pendant les vingt-quatre mois suivant leur remise en liberté dans une réserve. Si certains regrettent que Pretoria n'aie pas opté pour une interdiction pure et simple, les principales organisations de défense des animaux ont salué cette annonce. (ats)

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