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Les lois donnent un goût de bouchon à La Maison du Vin

LAVAUX – Deux jeunes architectes ont élaboré un projet visant à promouvoir les vins suisses. Sa réalisation relève du chemin de croix.

Trois niveaux, une surface totale de 3000 m2 et un coût estimé à 15 millions de francs. Le projet de Perrine Bruyas et Alain Kilchenmann vise haut. Dans le cadre de leur Master d'architecture à l'EPFL, les deux diplômés ont élaboré l'an passé un projet baptisé La Maison du vin. Le but? Concevoir une vitrine nationale pour le milieu viticole, tout en mettant le paysage de Lavaux en valeur. L'édifice serait construit sur la commune de Chexbres, à côté de l'Hôtel du Signal, juste à l'extérieur du périmètre fraîchement admis au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'accent est mis sur une visibilité réduite du bâtiment afin de ne pas enlaidir le paysage. «Nous avons été bien accueillis par les professionnels et les communes, se réjouit Perrine Bruyas. Mais quantité de règlements cantonaux et communaux empêchent beaucoup de choses.» Ce que confirme Bernard Bovy, président de l'Association pour l'inscription de Lavaux au patrimoine mondial de l'UNESCO (AILU): «Lavaux ne doit pas rester figé! Outre les lourdes démarches administratives, les oppositions systématiques des écologistes freinent tout projet dès le début.» Autre problème majeur de La Maison du Vin: son prix élevé. «Nous promouvons maintenant l'aspect fédérateur du projet», explique Perrine Bruyas. Il pourrait ainsi sortir de terre ailleurs et sous une autre apparence.

Yves-Laurent Blanc

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