Construction: Les maçons genevois ne relancent pas la grève

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ConstructionLes maçons genevois ne relancent pas la grève

Les ouvriers étaient réunis en Assemblée générale ce jeudi. Ils ont manifesté symboliquement.

Les maçons ont défilé le 11 novembre dernier en compagnie des fonctionnaires.

Les maçons ont défilé le 11 novembre dernier en compagnie des fonctionnaires.

Après l'accord au niveau national, les maçons genevois ont cimenté des discussions avec le patronat sur tous les points spécifiques qu'ils revendiquaient. Réunis jeudi en Assemblée générale, ils ont transformé leur menace de grève en manifestation symbolique.

«On salue l'ouverture du patronat», a souligné à le responsable syndical du SIT, Thierry Horner. Il a reconnu que l'accord national avait contribué «assurément» à ce déblocage, mais aussi la mobilisation il y a quelques semaines de quelque 3000 maçons.

La déclaration de principe conclue mercredi au terme de discussions avec la section genevoise de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) prévoit une négociation pour trouver des solutions sur toutes les questions d'ici fin 2016.

Elle a été acceptée à l'unanimité par un millier de maçons réunis en Assemblée générale ou sur une cinquantaine de chantiers. Les participants ont ensuite remis symboliquement la déclaration au siège du SSE, avant de gagner le second centre patronal, le Groupement genevois d'entreprise du bâtiment et du génie civil (GGE).

Plusieurs centaines de personnes

Ils étaient toujours un millier pour cette marche, selon Thierry Horner, et environ 300, selon la police. Ils devaient ensuite élire leurs délégués aux discussions.

Les problèmes liés à la sous-traitance et au dumping salarial et social devront être résolues d'ici fin janvier. Les gros dossiers de la limitation du travail temporaire et des licenciements des personnes âgées seront discutés d'ici fin avril. De même que le salaire des apprentis.

Une augmentation des frais de repas et de déplacement d'un franc a été décidée au niveau national, de 15 à 16 francs. Les maçons genevois souhaiteraient une hausse semblable, de 24 à 25 francs. Le décalage des montants s'explique par les «particularismes» genevois, indique M. Horner. Les discussions sur le fonds intempéries doivent aboutir d'ici fin 2016.

Du côté de la SSE Genève, la satisfaction d'avoir pu trouver une position commune est également de mise. Le dialogue a par ailleurs déjà eu lieu par le passé dans un groupe de la Commission paritaire.

Eléments à clarifier selon le SSE Genève

Mais la situation «est compliquée. Il y a du travail à faire», indique le secrétaire général Alain Pirat. «Tout doit être franchement posé sur la table. Des choses sont dans le domaine du possible, D'autres ne le sont pas», affirme-t-il.

Il estime notamment qu'un préavis de six mois pour le licenciement des travailleurs âgés pourrait leur porter préjudice en cas de faillite de leur entreprise. Le fonds intempéries demandera aussi des précisions sur qui pourra le décréter, entre l'employeur, l'employé ou les pouvoirs publics.

«Les temps sont durs» mais les employeurs se préoccupent de leurs salariés malgré la concurrence forte, selon Alain Pirat qui se dit déjà satisfait des mesures prises au niveau national. Et d'expliquer que les mesures qui pourraient être trouvées devront être largement approuvées par les deux parties. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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