Les mafias draguent les meilleurs hackers du monde
Actualisé

Les mafias draguent les meilleurs hackers du monde

Les as de l'informatique peuvent espérer des salaires mirifiques auprès d'organisations criminelles.

Les cybermafias recrutent dans les universités d'Europe de l'Est, de Chine ou d'Inde pour un salaire d'entrée d'un millier de francs par mois. Les meilleurs d'entre eux peuvent espérer voir grimper leur revenu jusqu'à 300 000 fr. par an. Une fois engagés, ils passent du côté des black hats, du nom des pirates spécialisés dans les actions illégales sur le Net. Cela va de la création de virus aux chevaux de Troie en passant par les vers et les logiciels espions. Ils ont pour mission de prendre contrôle de PC à distance grâce à des pièces jointes ou des liens cliqués négligemment par leur propriétaire, dans des mails ou des messageries instantanées. Ils ont ensuite tout loisir de récolter les données sensibles de l'utilisateur et de les réutiliser à des desseins frauduleux. «La criminalité sur Internet est devenue une industrie, un marché très efficient fréquenté par des professionnels», explique un collaborateur de l'Office fédéral de la police au magazine Bilan. Les profits réalisés par l'industrie du crime organisé sur le Net se monteraient à des milliards de dollars et seraient même plus lucratifs que le trafic de drogue. La Suisse ne serait pas de son côté un marché facile pour les cybercriminels, les mails d'hameçonnage étant moins efficaces en raison du multilinguisme du pays. L'été dernier, la Banque Migros et Postfinance avaient subi les affres du piratage. Mais le butin n'aurait pas atteint les 10 000 fr., avec à peine une douzaine de victimes.

(laf)

Ton opinion