CARS: Les maîtres de l'animation au volant
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CARSLes maîtres de l'animation au volant

L'enfant prodige de l'animation revient avec un long métrage blindé d'essence et de carrosseries. «Cars» n'atteint cependant pas l'excellent niveau de ses frères aînés.

«Je suis Flash, la voiture la plus rapide. Flash, Flash, je m'appelle Flash.» Et vroum, le film commence sur les chapeaux de roues, en pleine course pour la Piston Cup. Flash McQueen, splendide petit bolide, est le petit dernier, le bleu de la course. Mais, avec ses 750 chevaux sous le capot et ses 324 km/h, Flash est sûr de lui. Trop sûr. Cette petite voiture de course ne rêve en effet que de gloire, de vitesse et de belles filles... Euh, pardon, de belles carrosseries.

Un incident de parcours l'abandonnera dans une petite ville perdue sur la route 66, autrefois si fréquentée, mais aujourd'hui désertée. Flash McQueen rencontre alors d'autres congénères motorisés qui lui apprendront certaines valeurs morales comme l'amitié, le courage et autres principes un peu trop clichés.

Fidèle à son univers pixarisé, John Lasseter distille tous les ingrédients propres à la réussite du désormais célèbre studio d'animation. En premier lieu: l'humour, essentiellement dû aux personnages secondaires. Et notamment à Martin, un vieux camion à treuil complètement fou, qui s'amuse à réveiller les tracteurs à 4 h du matin juste pour rigoler.

Ensuite, les personnages et leur univers sont peaufinés à la perfection. Les collaborateurs de Pixar ont eu recours à un logiciel ultraperformant et encore jamais utilisé, le Ray Tracing. Ce procédé ajoute les reflets de l'environnement sur les voitures. Plusieurs jours ont été nécessaires pour calculer une seule seconde du film final. La technologie signée Pixar est donc au summum de son art. Il n'empêche, un léger goût de diesel subsiste devant toutes ces prouesses techniques.

Cet univers mécanisé lasse malheureusement au bout de quelque temps. Et l'intervention des marques automobiles pâlit le côté imaginatif du film. Qu'à cela ne tienne! Le court métrage «One Man Band», projeté avant le film, côtoie la perfection! Ces habituels courts métrages qui accompagnent chaque Pixar sont de vraies petites perles animées. A (re)découvrir absolument: «Drôles d'oiseaux», «Knick Knack» le bonhomme de neige ou encore le «Jeu de Geri».

(lza)

De John Lasseter

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