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Droits d'auteurLes majors ont un nouvel ennemi dans le viseur

Après les offres de streaming illégales, les ayants droits de contenus s'attaquent aux services qui permettent de contourner les restrictions de diffusion géographiques.

par
laf

Les services légaux de streaming comme Netflix donnent de bonnes raisons aux fans de séries et de cinéma de se détourner du piratage ou de sites controversés comme Popcorn Time. Mais par la disparité de leurs offres selon les zones géographiques, à l'exemple du catalogue suisse, ils attisent en même temps le recours à des subterfuges. Moyennant un abonnement mensuel payant, les fournisseurs d'accès de réseaux privés virtuels sécurisés (VPN) distribuent à leurs clients des adresses internet fictives anonymes pour déjouer facilement les restrictions géographiques.

Les principaux acteurs de l'industrie du divertissement sont en train de faire pression pour faire bannir les VPN auprès des fournisseurs d'accès. Ils entendent les contraindre à surveiller les clients qui abusent de la consommation de la bande passante via un VPN, en présumant qu'ils piratent le contenu.

L'Australie, où Netflix n'est pas encore disponible, fait figure de cas d'école avec plus de 200'000 personnes utilisant le service à la demande américain. Des discussions sont en cours pour bloquer son accès, rapporte le site Cnet.com. Les distributeurs et les autres titulaires de droits locaux font eux valoir leur manque à gagner car les Australiens ignorent leurs services au profit de Netflix.

Si le blocage des VPN semble la solution pour les ayants droits, son application reste délicate car elle pourrait priver à tort des spectateurs se servant ordinairement d'un VPN dans la zone de diffusion autorisée. Hulu, l'autre service américain en vogue, il l'avait appris à ses dépens y a quelques mois.

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