UBS et politique: «Les manières d'UBS frisent la corruption»

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UBS et politique«Les manières d'UBS frisent la corruption»

Le Parti évangélique vaudois (PEV) est fâché contre la conception d'UBS en matière de financement des partis politiques.

«La banque veut financer les partis qui lui conviennent avec un million de francs; aucune entreprise suisse n'a tenté d'acheter la politique souhaitée de manière aussi insolente; pour le PEV, c'est à la limite de la corruption», a-t-il expliqué lundi.

«A la différence de Credit Suisse et des caisses Raiffeisen, qui ne lient leurs dons à aucune condition, UBS veut soutenir chaque parti qui s'engage clairement en faveur de la concurrence et de l'économie de marché», dénonce le PEV. Il y voit un «message d'une arrogance féodale».

Le parti n'hésite pas à brandir les foudres du Code pénal qui punit la corruption d'agents publics à son article 322. «Si l'argent est versé directement à Brunner, Müller ou Darbellay, est-ce qu'Ermotti ne devrait pas séjourner en prison?»

Les évangélistes avouent qu'à l'exception de 1230 francs versés par les caisses Raiffeisen, ils ne touchent par un seul centime des banques. Le PEV a recueilli 2% des voix lors des dernières élections fédérales de 2011 et ne compte que deux élues au Conseil national. (ap)

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