Genève: Les manifestants ont festoyé jusqu'à l'aube
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GenèveLes manifestants ont festoyé jusqu'à l'aube

Le collectif «Prenons la ville» a squatté un immeuble de la rue de la Coulouvrenière durant la nuit de samedi à dimanche. La police est intervenue à 7h.

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Samedi soir, la rue de la Coulouvrenière a été le bloquée par une centaine de personnes, à la suite de la manifestation «Prenons la ville». (Dimanche 18 mars 2018)

Samedi soir, la rue de la Coulouvrenière a été le bloquée par une centaine de personnes, à la suite de la manifestation «Prenons la ville». (Dimanche 18 mars 2018)

Lecteur reporter
Les manifestants ont entravé la rue à l'aide de pots et de barricades.

Les manifestants ont entravé la rue à l'aide de pots et de barricades.

Lecteur reporter
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Un bâtiment situé au 40 rue de la Coulouvrenière, à Genève, a été occupé par le collectif «Prenons la ville» dans la nuit de samedi à dimanche. Le mouvement a fait la fête dans la rue jusqu'au petit matin. La police est intervenue à 07h00, mais elle n'a interpellé personne.

Rassemblant 2000 personnes, la manifestation de samedi après-midi dénonçant la spéculation immobilière et la gentrification est allée jusqu'au centre alternatif de l'Usine. Dans la même rue, «Prenons la ville» a exigé la mise à disposition d'un bâtiment vide depuis sa construction en 1990 et squatté à trois reprises.

Enquête

Le collectif a déployé une banderole avec la mention «Pas de réaction: occupation» depuis le toit et a occupé l'édifice. A l'arrivée des forces de l'ordre dimanche matin, la douzaine de personnes qui étaient dans la rue et dans l'immeuble a pris la fuite, a indiqué à l'ats Jean-Philippe Brandt, porte-parole de la police genevoise. Le bâtiment a été sécurisé et une enquête va être ouverte.

Déprédations

A l'initiative du collectif, une fête a eu lieu pendant toute la nuit dans la rue. Quelques véhicules ont été endommagés et des tags laissés sur des bâtiments, dont celui qui a été occupé, selon la police.

Pagani à la manif'

Le maire de la ville de Genève Rémy Pagani a participé à la manifestation. Il portait la banderole de son parti, Solidarités, dont le slogan était: «Exproprions et occupons!».

«Les autorités n'ont rien fait pour obliger le propriétaire à louer des bureaux», a-t-il déclaré à Léman Bleu, estimant que «cet immeuble complètement obsolète devrait revenir en logement.» (20 minutes)

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