La Fusterie: Les marchands crient à la trahison

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La FusterieLes marchands crient à la trahison

Ils se disent grugés par l'organisateur du Marché de Noël, qui n'aurait pas respecté la teneur des contrats.

par
Shahïn Ammane

«Mensonges et arnaque.» Les commerçants du Marché de Noël n'ont pas de critiques assez fortes à l'égard de l'initiateur de l'événement.

Installés depuis deux semaines à la Fusterie, ils ont l'impression d'être les dindons de la farce. «Au lieu des chalets en bois naturel de l'année passée, nous avons loué, au même prix, des baraques plus petites, moches, blanches et sans décoration», s'insurge une commerçante.

Comme 38 de ses collègues, elle a déboursé 5111 fr. pour louer un espace qui a perdu plus d'un mètre carré de superficie. Sa voisine questionne: «Où est l'animation promise? Le peu de badauds qui déambule ne sait même pas qu'il y a un Marché de Noël ici.» Quant à la construction des chalets, «c'est de la m... Il n'y a aucune isolation. Et nous avons installé nous-mêmes des bâches en plastique pour l'évacuation des eaux.» Les marchands ont bien tenté d'alerter la responsable, mais elle n'a jamais daigné répondre, disent-ils.

Alain Franz, gestionnaire du projet, reconnaît avoir lésiné sur les guirlandes et l'ambiance. «Nous devons toutefois tenir compte des directives de la Ville, signale-t-il. Donc, chalets blancs pour tout le monde.» Cette année, la Ville a en effet imposé la couleur blanche pour tout ce qui touche aux décos de Noël. Une lettre de doléances signée par la quasi-totalité des commerçants lui a été adressée ce vendredi, avec copie à la mairie.

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