Les marins risquent aussi le retrait de permis
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Les marins risquent aussi le retrait de permis

LEMAN – Les règles de «circulation» ne s'appliquent pas que sur les routes mais aussi sur tous les lacs du pays.

Les deux accidents survenus ce week-end sur le Léman ont fait douze blessés: huit à Genève et quatre près de Préverenges, dans le canton de Vaud. Par chance, personne n'a été grièvement blessé. On diagnostique des poignets cassés, des contusions mais rien de grave. Si l'accident de Préverenges est dû à la vitesse, celui de Genève reste encore inexpliqué. Comment deux embarcations à moteur, toutes deux équipées de feux de signalisation, ont-elles pu se percuter? Une certitude: les pilotes n'étaient pas en état d'ébriété. Une enquête est actuellement en cours. «Ce type d'accident est exceptionnel», constate un gendarme de la police genevoise du lac. L'occasion pour ce policier de rappeler quelques règles élémentaires de navigation sur les eaux. Sur le Léman et les autres lacs de Suisse romande, pas de limitation de vitesse. En tout cas pas au large. «Une limitation a été fixée sur le lac de Constance», précise le policier. Les pilotes savent évidemment qu'à moins de 300 m du bord on ne peut naviguer à plus de 10 km/h. Au large, pas de limitation de vitesse.

Comme sur la route, il s'agit de respecter les priorités de droite. Ainsi que toutes les embarcations prioritaires telles que les bateaux de la CGN, de pêche, ceux des sauveteurs et des secours. Sur les eaux helvétiques, aussi, on ne plaisante pas avec le taux d'alcool. En cas d'accident (mais cela peut aussi survenir dans d'autres situations), la police du lac est en droit de faire souffler les marins dans le ballon. Toute infraction (vitesse, ébriété, non-respect des consignes de sécurité, etc.) est dénoncée au service des contraventions des différents cantons. Les navigateurs, eux aussi, peuvent se voir retirer leur permis de bateau.

Valérie Duby

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