Actualisé 08.10.2012 à 13:52

RussieLes mauvaises récoltes plombent la croissance

La Banque mondiale revoit à la baisse la croissance russe 2012-2013 à 3.5 et 3.6% en raison d'une baisse de récoltes de céréales.

La Banque mondiale (BM) a revu lundi à la baisse la prévision de croissance pour la Russie en 2012 et 2013, à 3,5% et 3,6%. Elle invoque une baisse des récoltes de céréales et une situation économique mondiale moins bonne que prévu.

En dépit d'une «hausse modeste» des prix du pétrole, dont la Russie est l'un des plus grands producteurs mondiaux, «nous tablons sur un recul de la croissance à 3,5% en 2012, après 4,3% en 2011, et une croissance à 3,6% en 2013», précise l'institution dans un rapport.

«Comparé à nos prévisions de juin, cela représente une baisse de 0,4 point de pourcentage en 2012 et un recul de 0,5 point de pourcentage en 2013», ajoute Kaspar Richter, coordinateur des politiques économiques pour la Russie et auteur principal du rapport, cité dans un communiqué.

Consommation des ménages

Cette révision à la baisse reflète «les mauvaises récoltes agricoles et une situation mondiale moins bonne que prévu», explique M. Richter. La consommation des ménages va rester le «principal moteur» de la croissance du produit intérieur brut (PIB) soutenu par un taux de chômage «bas».

La Russie, troisième exportateur mondial de céréales, a abaissé en août sa prévision de récolte pour 2012 à 75 millions de tonnes, après avoir récolté 92 millions de tonnes l'année précédente, de nombreuses régions agricoles ayant été touchées par une sévère sécheresse.

Mesures encouragées

Pour faire face à une économie en perte de vitesse, la BM encourage la Russie à prendre diverses mesures qui doivent, en premier lieu, «assurer la stabilité». «La récente hausse des taux d'intérêt était un pas important dans cette direction», indique Michal Rutkowski, directeur de la BM pour la Russie, préconisant des mesures pour amortir les chocs créés par la «volatilité externe».

«Cela veut dire remplir le fond de réserve, fixer des objectifs en matière d'inflation et renforcer la surveillance du secteur bancaire», souligne M. Rutkowksi. Le gouvernement russe doit également améliorer le climat d'investissement et la compétitivité en diversifiant l'économie, qui repose essentiellement sur les ventes d'hydrocarbures (60% de ses exportations), ajoute-t-il.

(ats)

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