MÉDECINES COMPLÉMENTAIRES: Les médecines douces remboursées
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MÉDECINES COMPLÉMENTAIRESLes médecines douces remboursées

Cinq thérapies complémentaires seront de nouveau remboursées par l'assurance maladie de base.

par
ats/ap
Didier Burkhalter a donné un feu vert provisoire au remboursement des cinq médecines complémentaires.

Didier Burkhalter a donné un feu vert provisoire au remboursement des cinq médecines complémentaires.

L'homéopathie, la phytothérapie, la thérapie neurale, ainsi que les médecines anthroposophique et chinoise traditionnelle seront à nouveau remboursées par l'assurance de base dès janvier 2012. Didier Burkhalter a donné un feu vert provisoire. Une réévaluation est prévue d'ici 2017.

Après avoir tergiversé, le conseiller fédéral a fini par couper la poire en deux, optant pour ce qu'il a appelé mercredi un «oui, mais». La réadmission provisoire tient compte du fort soutien populaire aux médecines alternatives exprimé lors du scrutin de mai 2009 mais aussi de l'opposition manifestée par la Commission fédérale des prestations.

Un feu vert définitif aurait créé une «inégalité de traitement indéfendable» par rapport à d'autres thérapies non reconnues, a expliqué mercredi le ministre de la santé devant la presse. Il ne s'agit pas de faire un «cadeau, mais de donner une forte chance supplémentaire» aux cinq médecines douces plébiscitées par le souverain, selon lui.

«Nous comptons désormais sur l'engagement des milieux intéressés pour que le 'mais' puisse être levé». Le remboursement des soins pratiqués par un médecin reconnu ne sera assuré que jusqu'à fin 2017. La période transitoire sera mise à profit pour clarifier les aspects controversés des médecines complémentaires.

Critères pas remplis

Il n'a en effet pas été possible à ce jour de prouver qu'elles remplissent pleinement les critères légaux d'efficacité, d'adéquation et d'économicité, a justifié M.Burkhalter. Tel est le point de vue de la commission fédérale des prestations générales, qui s'est opposée à nouveau en décembre à la prise en charge des cinq méthodes.

Cet avis avait également conduit l'ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin à exclure les médecines complémentaires de l'assurance maladie de base en 2005. Désormais, les représentants des thérapies concernées devront prendre en charge l'évaluation des critères d'efficacité, d'adéquation et d'économicité.

Leurs analyses, attendues d'ici fin 2015, devront porter uniquement sur les points non élucidés. En parallèle, l'efficacité des cinq méthodes sera jugée par un institut internationalement reconnu. Certaines des cinq méthodes sont plus proches d'une reconnaissance que d'autres, a révélé le conseiller fédéral, tout en refusant d'en dire plus.

Commission réorganisée

Quant à la commission fédérale des prestations générales, critiquée de toutes parts, elle sera réorganisée. Sa composition devra être revue et en particulier le fait que la présidence soit assurée par un collaborateur de l'Office fédéral de la santé publique, a admis M.Burkhalter.

«Dans sa nouvelle composition et dans le cadre de son mandat revu durant cette année», la commission fédérale émettra une nouvelle recommandation au Département fédéral de l'intérieur en 2016.

Pour Didier Burkhalter, pas question de reconnaître qu'on est revenu dix ans en arrière, lorsque Ruth Dreifuss admettait provisoirement le remboursement des médecines douces. Les éléments permettant la prise d'une décision définitive sont désormais mis en place, a-t-il dit.

En attendant, les conditions précises du remboursement provisoire des médecines complémentaires concernées seront précisées dans une modification de l'ordonnance prévue d'ici l'été.

50 millions?

Pour les caisses maladie, la décision pourrait entraîner des coûts de 50 millions de francs d'après une estimation brute, a signalé le Neuchâtelois. Mais il n'est pas dit que ces coûts soient additifs, il se peut très bien que les dépenses pour d'autres traitements baissent, d'après lui.

Dans la foulée, le Département de l'intérieur poursuivra ses efforts pour améliorer la formation des médecins, dentistes, pharmaciens et autres vétérinaires en médecine douce. La création de deux diplômes nationaux en thérapie complémentaire et en médecine alternative est actuellement à l'étude.

Un institut indépendant jugera

La commission fédérale des prestations générales, critiquée de toutes parts, sera réorganisée. Sa composition devra être revue et en particulier le fait que la présidence soit assurée par un collaborateur de l’Office fédéral de la santé publique. Cette commission devra se prononcer sur l’efficacité des médecines complémentaires se basant sur les expertises émises par un institut internationalement reconnu qui devra livrer ses recommandations.

Satisfaction au sein de l'Union des sociétés suisses de médecine complémentaire: son président Hansueli Albonico souligne «la manière d'agir scrupuleuse» du conseiller fédéral Didier Burkhalter. Cette association n'a rien contre le fait qu'il faille de nouveau prouver le respect des critères et elle est persuadée que les lacunes pourront être comblées. L'Organisation suisse des patients (OSP) se réjouit elle aussi. Mais sa présidente Margrit Kessler estime qu'»il n'est pas très juste que ces médecines doivent être réexaminées selon les critères exigés». Selon Jacques de Haller, président de la Fédération des médecins suisses (FMH), la décision du ministre de la santé est «pragmatique, judicieuse et adéquate». «Elle respecte à la fois la loi et la volonté populaire», estime-t-il.

Satisfaction au sein de l'Union des sociétés suisses de médecine complémentaire: son président Hansueli Albonico souligne «la manière d'agir scrupuleuse» du conseiller fédéral Didier Burkhalter. Cette association n'a rien contre le fait qu'il faille de nouveau prouver le respect des critères et elle est persuadée que les lacunes pourront être comblées. L'Organisation suisse des patients (OSP) se réjouit elle aussi. Mais sa présidente Margrit Kessler estime qu'»il n'est pas très juste que ces médecines doivent être réexaminées selon les critères exigés». Selon Jacques de Haller, président de la Fédération des médecins suisses (FMH), la décision du ministre de la santé est «pragmatique, judicieuse et adéquate». «Elle respecte à la fois la loi et la volonté populaire», estime-t-il.

Satisfaction au sein de l'Union des sociétés suisses de médecine complémentaire: son président Hansueli Albonico souligne «la manière d'agir scrupuleuse» du conseiller fédéral Didier Burkhalter. Cette association n'a rien contre le fait qu'il faille de nouveau prouver le respect des critères et elle est persuadée que les lacunes pourront être comblées. L'Organisation suisse des patients (OSP) se réjouit elle aussi. Mais sa présidente Margrit Kessler estime qu'»il n'est pas très juste que ces médecines doivent être réexaminées selon les critères exigés». Selon Jacques de Haller, président de la Fédération des médecins suisses (FMH), la décision du ministre de la santé est «pragmatique, judicieuse et adéquate». «Elle respecte à la fois la loi et la volonté populaire», estime-t-il.

Satisfaction au sein de l'Union des sociétés suisses de médecine complémentaire: son président Hansueli Albonico souligne «la manière d'agir scrupuleuse» du conseiller fédéral Didier Burkhalter. Cette association n'a rien contre le fait qu'il faille de nouveau prouver le respect des critères et elle est persuadée que les lacunes pourront être comblées. L'Organisation suisse des patients (OSP) se réjouit elle aussi. Mais sa présidente Margrit Kessler estime qu'»il n'est pas très juste que ces médecines doivent être réexaminées selon les critères exigés». Selon Jacques de Haller, président de la Fédération des médecins suisses (FMH), la décision du ministre de la santé est «pragmatique, judicieuse et adéquate». «Elle respecte à la fois la loi et la volonté populaire», estime-t-il.

Satisfaction au sein de l'Union des sociétés suisses de médecine complémentaire: son président Hansueli Albonico souligne «la manière d'agir scrupuleuse» du conseiller fédéral Didier Burkhalter. Cette association n'a rien contre le fait qu'il faille de nouveau prouver le respect des critères et elle est persuadée que les lacunes pourront être comblées. L'Organisation suisse des patients (OSP) se réjouit elle aussi. Mais sa présidente Margrit Kessler estime qu'»il n'est pas très juste que ces médecines doivent être réexaminées selon les critères exigés». Selon Jacques de Haller, président de la Fédération des médecins suisses (FMH), la décision du ministre de la santé est «pragmatique, judicieuse et adéquate». «Elle respecte à la fois la loi et la volonté populaire», estime-t-il.

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