Coût de la santé: Les médecins dénoncent un «exercice-alibi», hâtif et superficiel
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Coût de la santéLes médecins dénoncent un «exercice-alibi», hâtif et superficiel

La conférence de consultation sur les coûts de la santé n'est qu'un exercice-alibi, hâtif et superficiel, estime la Fédération des médecins suisses (FMH).

Outre l'UDC, le PCS et le PEV ont boycotté la séance.

On ne saurait parler d'une consultation avec l'intention de discuter de propositions, par ailleurs peu fondées, a estimé la FMH dans un communiqué. Si l'association faîtière des médecins y a pris part, c'est afin d'utiliser malgré tout cette possibilité de dialogue.

La FMH ne veut toujours pas de la taxe de 30 francs par consultation. Elle propose à la place l'introduction d'une taxe dans le domaine hospitalier ambulatoire pour les bagatelles aux urgences.

La Société suisse de médecine générale rejette également les 30 francs, jugés inacceptables. Comme la FMH, elle brandit le spectre d'un appareil administratif considérable. Selon le principe «qui assure ne traite pas, qui traite n'assure pas», les deux organisations refusent par ailleurs qu'un éventuel tri téléphonique des patients soit effectué par les assureurs.

PCS et PEV absents

Outre l'UDC, deux autres formations politiques étaient absentes lundi, le PCS et le PEV. Pour les chrétiens-sociaux, cela n'avait pas de sens de prendre part à une telle séance pour y livrer une déclaration de deux minutes.

Les évangéliques évoquent comme la FMH un «exercice-alibi». Ils n'en entendent pas moins faire des propositions, notamment une planification nationale de la médecine de pointe et de ses infrastructures par la Confédération ainsi que des importations parallèles pour les médicaments aussi.

Les deux partis rejettent la taxe de 30 francs. La Fondation Pro Mente Sana également. Selon elle, une telle mesure retarderait la prise en charge et le traitements de maladies psychiques et va à l'encontre des efforts dans ce domaine.

(ats)

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