Les médecins suisses boudent les campagnes
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Les médecins suisses boudent les campagnes

BERNE – Les généralistes sont moins nombreux dans les zones rurales qu'en ville. Le phénomène est encore plus flagrant chez les spécialistes.

Pour la première fois, une étude de l'Office fédéral de la statistique (OFS) confirme une impression largement répandue. La moyenne nationale en médecine de base était de 9,4 praticiens pour 10 000 habitants en 2004, a indiqué hier dans un communiqué l'OFS. Ce chiffre monte à 12,7 pour les centres urbains qui disposent d'un hôpital universitaire. A l'inverse, il chute à 7,8 dans les régions les plus isolées du pays.

Toutefois, comme les médecins de famille installés dans les campagnes travaillent beaucoup plus que leurs collègues urbains, l'offre réelle y est en fait légèrement supérieure à celle des villes. On dénombre ainsi 6,6 généralistes travaillant à plein temps pour 10 000 habitants dans les régions les plus reculées, contre 6,3 dans les zones proches des hôpitaux universitaires. Il n'y a donc pour l'instant aucune pénurie de médecins de famille dans les campagnes, mais la marge de manœuvre y est quasi nulle, car les praticiens sont déjà presque au maximum de leurs possibilités. «L'équilibre actuel pourrait basculer avec la fermeture de cabinets médicaux si la relève n'est pas suffisante», affirme Hélène Jaccard Ruedin, l'une des responsables de l'étude.

Un clivage ville-campagne existe en ce qui concerne les spécialistes. L'offre en milieu rural est bien moindre qu'en ville, notamment en gynécologie et en pédiatrie, tout comme la demande.

(ats)

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