Sotchi 2014: Les meilleures étaient beaucoup trop fortes

Actualisé

Sotchi 2014Les meilleures étaient beaucoup trop fortes

La Grisonne Ursina Haller, 12e, n'a pas pu se mêler à la lutte pour le titre en halfpipe. L'or est revenu à Kaitlyn Farrington (USA).

par
Jean-Philippe Pressl-Wenger
Khutor
La concurrence a été trop rude pour Ursina Haller.

La concurrence a été trop rude pour Ursina Haller.

A l'impossible nul n'est tenu. Même si elle venait de remporter l'European Open de Laax, Ursina Haller s'est frottée à une concurrence bien plus rude, hier à Rosa Khutor. «Mon but était d'atteindre la finale et d'ensuite prendre tous les risques dans mes deux runs, a expliqué la sœur de Christian, 11e mardi chez les messieurs. J'aurais pu tenter quelque chose de plus facile et rentrer avec un diplôme, mais je voulais plus.»

La rideuse de Zernez avait prévu d'inclure un «front nine» et un «back seven» dans la 2e manche de sa finale, mais une grosse faute l'a empêchée d'arriver jusque-là. «La suite ? Je n'en sais encore rien, je n'ai pas encore réfléchi à l'après Sotchi. Mais c'était mes derniers Jeux.»

Du coup se pose le problème de la relève. Chez les messieurs, David Hablützel et Jan Scherrer se rapprochent à grands pas du top niveau, mais l'équipe féminine, elle, n'en est pas encore là. Certes Nadja Purtschert et Verena Rohrer ont pris part à l'expérience russe, mais elle n'ont eu aucune chance de s'extraire des qualifications hier. «Pendant longtemps, Ursina Haller a été la seule à évoluer à un excellent niveau, explique Franco Giovanoli, le chef de discipline.

L'effet d'entraînement qu'un groupe peut apporter a fait défaut. Mais les structures sont maintenant en place et les jeunes arrivent. Verena Rohrer représente l'avenir, notamment en vue des Jeux de 2018 en Corée du Sud.»

Ton opinion