Actualisé 21.05.2012 à 11:02

Climat de consommationLes ménages retrouvent leur optimisme

Le moral des Suisses concernant l'évolution de l'économie s'est largement amélioré au dernier trimestre, selon une étude du SECO publiée lundi.

Les ménages suisses font preuve d'un regain d'optimisme quant aux perspectives conjoncturelles. Le climat de la consommation s'est amélioré entre janvier et avril 2012, selon la dernière enquête trimestrielle du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

L'indice s'est inscrit à -8 points, a indiqué lundi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) dans un communiqué. Il pointait encore à -19 points à la fin du trimestre précédent.

Les 1200 ménages helvétiques interrogés sont plus optimistes qu'en début d'année concernant l'évolution économique du pays. Le sous-indice affiche -2 points, alors qu'il se situait encore à -29 en janvier.

Importance du chômage

Dans l'ensemble, ces résultats confirment l'embellie qui ressort d'autres indicateurs, a expliqué à l'ats Bruno Parnisari, chef du secteur conjoncture du SECO. Le climat de consommation en Suisse est très dépendant de la situation sur le marché du travail.

Et pour l'heure, même si le chômage a légèrement augmenté en avril (après correction des influences saisonnières), la situation reste favorable en Suisse, souligne M. Parnisari. Les appréciations sur l'évolution du chômage pour les prochains mois sont à 49 points ( 71 en janvier), ce qui signifie que les ménages s'attendent à une évolution plus favorable qu'en janvier dernier.

Concernant la sécurité des places de travail, l'indice pointe à - 64 points, contre -78 en janvier dernier. Un autre sous-indice montre également une amélioration du sentiment des ménages helvétiques: les jugements sur la situation économique générale des douze derniers mois sont meilleurs, passant à -18 points en avril contre -47 trois mois plus tôt.

«Toutefois, les nouvelles tensions sur la crise de l'endettement public dans la zone euro relatées dans la presse, durant les dernières semaines, si elles perdurent, pourraient prochainement à nouveau influencer négativement le moral des ménages en Suisse», selon M. Parnisari. L'enquête du SECO a été réalisée dans la deuxième partie du mois d'avril.

Nuances à apporter

Cependant, «tout ne vire pas si facilement au rose», relève M. Parnisari. Les perpectives sur la situation financière personnelle n'ont pas bougé ( 0 point en avril, contre 1 en janvier). Les possibilités d'épargne sont elles aussi plus ou moins stables.

Dans l'ensemble, «les ménages semblent se montrer plus sceptiques sur ce qui les concerne directement que lorsque des questions à caractère plus général sont posées», selon l'expert du SECO.

La période actuelle est jugée comme moins propice à des achats d'importance ( 1 point en avril, contre 16 points). Il en va de même pour l'évaluation des possibilités d'épargne et l'appréciation de la situation financière personnelle (-9 points en avril, contre - 10 en janvier).

Sur le front des prix, les ménages ressentent toujours plus le renchérissement. Leur appréciation sur les douze derniers mois s'est renforcée ( 32 points en avril, contre 10 en janvier).

Ils s'attendent aussi davantage à une croissance des prix plus marquée pour les douze prochains mois ( 34 en avril et 25 en janvier). «Toutefois, le niveau des indices liés à l'appréciation des prix passés et futurs restent bien en dessous des valeurs moyennes historiques», note M. Parnisari.

Enquête adaptée

Depuis avril, le SECO a adapté son enquête pour être compatible avec celle de l'UE. Désormais, il prend notamment en compte les Tessinois dans son échantillon. A des fins de comparaison, l'enquête a également été effectuée selon l'ancien système. Aucune divergence significative n'est ressortie des deux méthodes.

(ats)

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