Les menus travaux sont de plus en plus déclarés
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Les menus travaux sont de plus en plus déclarés

Le chèque-emploi rencontre un franc succès. Il est disponible dans plusieurs cantons romands.

En Valais, il existe depuis cinq ans, et Neuchâtel l'a instauré en 2005. Le chèque-emploi permet à un employeur et à son employé de déclarer le travail effectué en évitant les tracasseries administratives. Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le travail au noir au 1er janvier, les demandes pour s'inscrire au système du chèque-emploi sont en plein boom. «Jusqu'à la fin de l'année dernière, nous avions une vingtaine d'inscriptions par mois», note Pascal Guillet, un des responsables de gestion du TickeTAC, le chèque-emploi neuchâtelois. «Depuis le 1er janvier nous avons déjà 140 demandes.» Selon lui, la grande campagne d'affichage a notamment permis à de nombreuses personnes de se rendre compte des dangers liés au travail au noir.

«Pour l'instant, ce sont surtout les cantons romands qui sont à la pointe dans le domaine du chèque-emploi. Bientôt la Confédération devra instaurer ce système à l'échelle du pays, comme le fait la France,» estime Pascal Guillet. «A l'évidence il y a une prise de conscience qui était nécessaire», constate de son côté Sabine von der Weid, secrétaire permanente de l'Union des associations patronales de Genève, canton dans lequel l'octroi de chèques-emploi a augmenté de 20%. Le travail au noir représente une économie parallèle de 37 milliards, selon les services de la Confédération.

N. Luginbuhl/R. Bournoud.

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