Formation professionnelle: Les métiers dans le secteur de l’automobile ont-ils encore de l’avenir?

Les métiers dans l’industrie automobile ont-ils encore de l’avenir?

Les métiers dans l’industrie automobile ont-ils encore de l’avenir?

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Formation professionnelleLes métiers dans le secteur de l’automobile ont-ils encore de l’avenir?

Le secteur de l’automobile est en pleine mutation, mais il continue de proposer des nouveautés, comme l’a très bien montré le salon Auto Zürich la semaine dernière. L’industrie automobile montre ainsi à quel point elle est porteuse d’avenir et peut offrir aux jeunes une multitude de métiers de rêve. L’expert de l’UPSA nous explique tous les détails.

par
Olivier Maeder

Question d’un lecteur de «20 minutes»

La semaine dernière, j’ai saisi l’occasion de visiter l’Auto Zürich avec mon fils et d’y admirer l’offre de voitures et de camions: c’était impressionnant! L’enthousiasme de mon fils pour les voitures ne se laisse pas démonter, malgré les vents contraires qui soufflent ces derniers temps sur le secteur (arrêt des moteurs à combustion en 2035). Il veut d’ailleurs commencer un apprentissage dans l’industrie automobile. Quelles sont les possibilités qui s’offrent à lui?

Réponse d’Olivier Maeder de l’UPSA*

Nous sommes heureux que votre fils s’intéresse à un apprentissage dans l’industrie automobile. Comme vous l’avez remarqué lors de votre visite au salon Auto Zürich, notre profession a de bonnes perspectives devant elle et évolue en permanence, tout comme les nouveautés automobiles et leurs différentes techniques de motorisation.

En tant qu’association sectorielle et professionnelle, l’UPSA veille à ce que les «mécanos» évoluent aussi rapidement que la technologie, qu’il s’agisse de l’électromobilité ou des nouveaux systèmes d’assistance.

Actuellement, il existe trois formations de base techniques pour les personnes en formation dans le secteur automobile: assistant(e) en automobiles AFP (2 ans), mécanicien(ne) en maintenance d’automobiles CFC (3 ans) et mécatronicien(ne) d’automobiles CFC (4 ans). Les deux formations CFC sont disponibles pour les spécialités voitures de tourisme et véhicules utilitaires. Les compétences que doivent transmettre les écoles professionnelles spécialisées et les entreprises formatrices au cours de ces trois formations sont régulièrement contrôlées et adaptées aux besoins de la branche, afin que les personnes en formation soient toujours à la pointe de la technique. Le savoir-faire nécessaire est toujours remis en question, même dans le cadre des nombreuses possibilités de formation continue et des formations professionnelles supérieures: grâce à une formation adaptée au marché, les métiers de l’automobile sont prêts pour l’avenir, qu’il soit électrique ou autonome.

Grâce à une formation adaptée au marché, les métiers de l’automobile sont prêts pour l’avenir, qu’il soit électrique ou autonome.

Olivier Maeder, UPSA

Depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance de formation en 2018, les compétences nécessaires pour diagnostiquer, entretenir et réparer les concepts de propulsion électrique, hybride et alternatif sont déjà acquises dans la formation de base des mécatronicien(ne)s d’automobiles. Les connaissances dans le domaine des systèmes d’assistance à la conduite sont également enseignées. Et pour que les futur(e)s «professionnel(le)s» n’aient pas à s’inquiéter de l’augmentation croissante de la propulsion électrique, les cours «Haute tension 1» et «Haute tension 2» font également partie de la formation de base des mécanicien(ne)s en maintenance d’automobiles. La relève est sensibilisée le plus tôt possible à l’utilisation sûre de la technologie haute tension.

La relève est sensibilisée le plus tôt possible à l’utilisation sûre de la technologie haute tension.

Olivier Maeder, UPSA

La branche se prépare non seulement à l’arrivée de davantage de voitures électriques dans les ateliers (sans oublier les 3 millions de véhicules essence et les 1,3 million de diesel qui circulent actuellement sur les routes suisses), mais elle adapte aussi la formation dans le domaine du conseil à la clientèle. En effet, dans ce domaine également, en tant que prestataire de mobilité compétent, il est important de connaître les différents modes de propulsion, ou même la possibilité d’utiliser un abonnement au lieu d’acheter un véhicule. C’est pourquoi ces compétences seront également intégrées aux nouvelles formations de base de gestionnaire du commerce de détail CFC «après-vente» et «vente automobile», et à la nouvelle formation de base d’employée(e) de commerce à partir de 2023.

Un métier dans la branche automobile offre de belles possibilités et présente des perspectives d’évolution et de promotion attrayantes. De plus, l’évolution technologique fait que rien n’est jamais figé dans notre branche.

L’évolution technologique fait que rien n’est jamais figé dans notre branche.

Olivier Maeder, UPSA

Votre fils peut donc s’attendre à une formation passionnante. Je lui recommande, ainsi qu’à toutes les autres personnes intéressées, de passer un test d’aptitude aux professions techniques proposé par les sections de l’UPSA. Il peut ainsi déterminer, avant même d’entrer en apprentissage, quelle formation de base lui convient le mieux. Un bon aperçu de toutes les offres de formation est également disponible sur le site de l’association www.metiersauto.ch. On peut y trouver toutes les informations utiles, ainsi que des vidéos sur les formations, ce qui devrait donner à votre fils tous les détails nécessaires pour qu’il puisse choisir la formation de base la plus adaptée.

Envoyez vos questions par e-mail à l’adresse autoratgeber@20minuten.ch. Les questions d’actualité les plus intéressantes, ainsi que leurs réponses, seront publiées chaque semaine dans la rubrique Lifestyle de «20 minutes».

*L’Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA) est l'association des garagistes suisses. 4000 entreprises employant 39’000 collaborateurs (dont 9000 jeunes en formation initiale et continue) veillent à ce que nous nous déplacions de manière sûre, fiable et efficace sur le plan énergétique. Le service juridique de l'UPSA et l'équipe d'experts de l'UPSA, composée entre autres de Markus Aegerter (commerce et services), Olivier Maeder (formation) et Markus Peter (technique et environnement), veillent à ce que tout soit clair.

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