Afrique du Sud: Les mineurs d'Amplats de retour au travail
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Afrique du SudLes mineurs d'Amplats de retour au travail

Des milliers de mineurs employés par Anglo American Platinum (Amplats) dans le nord de l'Afrique du Sud ont repris le travail après une courte grève «illégale»

Quelque 5600 mineurs avaient entamé ce mouvement de grève dimanche soir, dans la région de Rustenburg (nord), pour réclamer notamment l'annulation de la suspension de 19 délégués syndicaux de l'Amcu. Ces syndicalistes avaient été sanctionnés après avoir organisé des actions de protestation dans la mine de Thembelani dans la région de Rustenburg (nord-ouest). «Tous nos employés ont repris le travail et la situation est normale», a annoncé la porte-parole de l'entreprise, Bongeka Lwana.

Le syndicat sud-africain Amcu, très influent dans les mines, a confirmé que les ouvriers étaient de retour au travail. «Ils ont pointé au travail ce matin», a déclaré le président du syndicat, Joseph Mathunjwa. La grève a été stoppée après que la suspension des leaders syndicaux a été levée, a-t-il annoncé, ajoutant qu'ils retourneraient eux aussi au travail mardi.

Les syndicalistes avaient été suspendus pour avoir participé à un sit-in «illégal» le mois dernier. Amcu, devenu très influent dans les mines depuis quelques mois grâce à son discours radical, réclame notamment le doublement des salaires des mineurs de fond chez Amplats. Selon la compagnie, la grève a touché deux de ses mines - Thembelani et Khuseleka 1 - dans la région de Rustenburg.

Amplats - une filiale à 80% du conglomérat minier Anglo American qui extrait près de 40% du platine dans le monde - avait annoncé un premier plan social en janvier, prévoyant la suppression de 14'000 emplois, avant de revoir une première fois sa copie sous la pression politique et d'annoncer la suppression de 6'000 emplois. La situation demeure tendue dans le secteur minier sud-africain, et en particulier autour de Rustenburg, depuis la tragédie de Marikana qui en août 2012 vit la police ouvrir le feu et abattre 34 mineurs en grève, une fusillade digne des pires heures de l'apartheid. (afp)

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