Actualisé 14.09.2012 à 10:04

Afrique du Sud

Les mineurs grévistes pas satisfaits par l'offre

Les mineurs en grève depuis un mois en Afrique du Sud n'ont pas obtenu ce qu'ils espéraient auprès du groupe minier Lonmin

L'augmentation de salaire proposée par le groupe Lonmin aux mineurs de Marikana, la première depuis le début du conflit entré dans sa cinquième semaine, est largement inférieure aux revendications des grévistes. L'emploi sud-africain risque d'être affecté par ces troubles.

«Jeudi, on a réussi à ce que l'entreprise mette quelque chose sur la table, ce qui constitue déjà en soit un succès car cela a été un pas difficile à franchir, il y a donc une sorte de satisfaction sur ce point», a indiqué l'évêque Jo Seoka, l'un des médiateurs de la négociation.

Mais «ce n'est pas ce qu'ils avaient espéré», a-t-il ajouté, en référence aux mineurs en grève qui réclament 12'500 rands (1400 francs) depuis le 10 août.

Revendications guère entendues

Un dirigeant régional du NUM, le syndicat majoritaire parmi les mineurs mais qui n'est pas à l'origine de la grève à Marikana, a confirmé qu'un montant de 900 rands (100 francs environ) de hausse a été proposé pour les mineurs au plus bas de l'échelon salarial, ce qui porterait leur salaire mensuel à 5500 rands (620 francs).

Le groupe britannique Lonmin, dont la mine de Marikana est au coeur d'un des plus violents conflits sociaux de ces dernières années en Afrique du Sud, a présenté son offre jeudi soir, à l'issue d'un nouveau round de négociations.

Le groupe n'en a pas révélé la teneur. La grève à Marikana, un site d'extraction du platine, a démarré le 10 août, à l'initiative de 3000 foreurs, en rupture avec le NUM et réclamant un quasi- triplement de leurs salaires. La reprise des négociations, avec une possible réponse des grévistes, était prévue à midi.

La suite aujourd'hui

En tout, 45 personnes sont mortes depuis un mois à Marikana, dont au moins un syndicaliste du NUM, ainsi que deux policiers, deux gardes de sécurité et 34 grévistes abattus par la police le 16 août lors d'une fusillade digne des pires heures de l'apartheid.

Les troubles croissants dans les mines d'Afrique du Sud risquent d'avoir d'importantes conséquences sur l'emploi dans ce pays, selon le numéro un mondial du platine, Anglo American Platinum. La crise sociale qui secoue les mines sud-africaines s'est étendue mercredi avec la suspension des activités d'Amplats dans la région de Rustenburg, gagnée par les manifestations. (ats)

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