Piraterie: Les ministres du G8 veulent un tribunal international

Actualisé

PiraterieLes ministres du G8 veulent un tribunal international

Les ministres de l'Intérieur du G8 étaient réunis vendredi à Rome pour examiner les moyens de lutter plus efficacement contre la piraterie au large des côtes somaliennes.

Le phénomène, en forte hausse cette année, a conduit les ministres à proposer la création de tribunaux internationaux.

Les Etats impliqués dans les missions navales de protection au large de la Somalie sont confrontés au casse-tête juridique que posent les pirates arrêtés.

»Un accord se précise de plus en plus sur notre proposition d'établir des tribunaux internationaux pour combattre cela», a déclaré le minsitre italien de l'Intérieur et hôte de la réunion, Roberto Maroni.

La France, qui détient une quinzaine de pirates somaliens capturés lors de prises d'otages contre des équipages de bateaux français, a souligné qu'il convenait de s'attaquer aux racines locales du problème.

»Les pirates sont seulement d'anciens pêcheurs mais leurs maîtres sont des gens qui sont parfois des acteurs importants de la vie économique de pays voisins. Nous voulons coopérer pour arrêter les vrais cerveaux et leurs intermédiaires», a déclaré la ministre française de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

Réseaux de trafic de stupéfiants

Les ministres se sont également penchés sur les réseaux internationaux de trafic de stupéfiants. «La criminalité devient de plus en plus internationale, ce qui rend nécessaire une réponse internationale pour protéger nos citoyens», a dit Michèle Alliot- Marie.

Diverses drogues transitent désormais par l'Afrique pour entrer en Europe, en particulier la cocaïne venant d'Amérique latine, que les cartels acheminent via l'Afrique de l'ouest.

Paris a appelé les autres membres du G8 à renforcer leur aide financière ou à la formation des policiers et juges afin d'aider les Etats africains concernés. L'Union européenne a déjà approuvé des mesures similaires.

»Pour ces Etats africains, le phénomène a des conséquences dramatiques. Les drogues créent de la corruption, de la mauvaise gouvernance et des régions où le terrorisme peut prospérer», a ajouté Michèle Alliot-Marie.

(ats)

Ton opinion