«Shaun le mouton»: Les moutons passent, les spectateurs bêlent de joie
Actualisé

«Shaun le mouton»Les moutons passent, les spectateurs bêlent de joie

Héros de série télé, Shaun le mouton arrive sur grand écran. Et ce n'est pas triste.

par
Catherine Magnin

Ils en ont fait voir, du pays, à leurs héros, les animateurs des studios Aardman. Ils leur ont fait prendre la clé des champs («Chicken Run»), plonger dans les égouts («Souris City»), voyager au Pôle Nord («Mission: Noël») et voguer sur les mers du sud («Les Pirates! Bons à rien, mauvais en tout»).

Avec «Shaun le mouton», retour au bercail, dans la province anglaise chère aux premiers personnages des studios, Wallace et Gromit. C'est d'ailleurs là que Shaun le mouton a fait sa première apparition, il y a 20 ans, dans le court métrage «Rasé de près».

Shaun est heureux, mais la routine lui pèse. Et s'il s'offrait un jour de congé?

A la rescousse du berger perdu

Pour ça, il faut endormir la vigilance du berger (en lui faisant compter des moutons...). L'affaire tourne mal, le berger finit amnésique dans la grande ville, à tondre les humains comme il tondait les ovins. Shaun et ses amis vont tenter de le ramener à la raison et à la maison. Mais passer inaperçu dans une ville en échappant à la fourrière, c'est coton...

«Shaun le mouton» est estampillé pure tradition Aardman. A commencer par une animation image par image (moins d'un pour cent des plans ont été retouchés numériquement), ce qui ne l'empêche pas d'entraîner ses héros, foncièrement gentils, dans des cascades virevoltantes. L'humour, lui, s'apparente d'autant plus au burlesque que le film est muet. Il n'en est pas moins bruyant (1589 bêlements!) et les clins d'œil se réfèrent aussi bien aux «Trois petits cochons» qu'au «Silence des agneaux». Au final, «Shaun le mouton» fera bêeeeler de plaisir petits et grands.

«Shaun le mouton»

De Mark Burton et Richard Starzak.

Sortie le 18 mars 2015

***

Ton opinion