Selon Swiss Olympic: Les moyens manquent pour la lutte antidopage
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Selon Swiss OlympicLes moyens manquent pour la lutte antidopage

Il manque toujours un million de francs à l'Agence antidopage suisse pour «mener une lutte crédible», mais Swiss Olympic compte sur le Parlement fédéral pour enfin corriger le tir. Sans contrôles sanguins et avec un nombre insuffisant de tests hors compétition, la Suisse est à la traîne.

Le directeur de Swiss Olympic Marc-André Giger et son président Jörg Schild ont évoqué à Lausanne l'éventail des priorités actuelles de l'organisation, parmi les lesquelles l'éternelle question de la lutte antidopage. Pour la troisième fois, le Conseil fédéral a refusé le million de francs supplémentaire réclamé pour le budget de l'Agence nationale antidopage.

L'an passé, le Conseil national avait failli ne pas suivre le gouvernement dans ce rejet, mais il y avait finalement manqué une voix pour l'octroi du million. Idem, ou presque, il y a deux ans. Marc-André Giger espère que la troisième tentative devant le Parlement, cet automne, sera la bonne. «Aujourd'hui, l'Agence suffit tout juste à répondre aux critères internationaux, alors qu'il y a trois ans, nous étions à la pointe», déplore-t-il.

Le comble est que la Suisse dispose, à Lausanne, d'un des meilleures laboratoires d'analyse au monde, sans avoir les moyens d'y financer tous les tests nécessaires. Le nombre de contrôles hors compétition par exemple est inférieur de 50% à ce qui serait souhaitable. Sans compter cette absence, toujours, de contrôles sanguins, seuls des tests d'urine étant pratiqués.

«Envoyer des contrôleurs sur les camps d'entraînement des athlètes suisses à l'étranger, aux Canaries ou ailleurs, coûte cher», argumente M. Giger. Le budget de l'Agence antidopage suisse plafonne à 3,6 millions de francs par an, dont 1,9 million apportés par Swiss Olympic. La part de la Confédération est donc minoritaire. «Nous sommes le seul pays au monde où le secteur privé investit plus que les pouvoirs publics dans cette lutte», critique M. Giger. Et pour 2012, il faudra porter le budget à 6 millions au minimum pour être efficace. (si)

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