Actualisé 01.03.2009 à 09:07

BangladeshLes mutins seront jugés par des tribunaux spéciaux

Les responsables de la mutinerie qui a fait 80 morts et plus de 70 disparus cette semaine au Bangladesh seront jugés par des tribunaux spéciaux.

Les victimes de ce soulèvement sont pour la plupart des officiers de l'armée.

La mise sur pied de juridictions spéciales a été décidée samedi en conseil des ministres, a indiqué sans plus de précision un membre de l'exécutif. La mutinerie s'était achevée jeudi lorsque le Premier ministre Sheikh Hasina avait proposé une amnistie aux responsables avant de les menacer de recourir à la force.

Un millier de membres des Bangladesh Rifles (BDR) qui a avaient fui leurs casernes de Dacca lors de ce soulèvement, mercredi et jeudi, y sont finalement revenus et attendaient dimanche aux abords de ces installations, selon des témoins.

Soixante trois des 80 morts sont des officiers qui encadraient les BDR, unité paramilitaire affectée à la sécurité des frontières, et 72 d'entre eux étaient toujours portés disparus samedi soir. Le gouvernement a décidé d'allouer un million de takas (15'000 francs) à chaque famille dont un membre a trouvé la mort dans la mutinerie.

Les autorités civiles et militaires ont évoqué la piste d'un complot destiné à déstabiliser l'exécutif, mais ont également mis en cause l'indiscipline qui règne selon eux aux sein des forces bangladaises.

Cette mutinerie illustre l'ampleur de la tâche qui attend Sheikh Hasina, dont le gouvernement va notamment devoir faire la preuve aux yeux des investisseurs étrangers et des bailleurs internationaux de sa capacité à rétablir la stabilité du Bangladesh, dont 40% des 140'000 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté. (ats)

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