Les Nations unies autorisent une force ONU-UA au Darfour

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Les Nations unies autorisent une force ONU-UA au Darfour

Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé à l'unanimité mardi l'envoi d'une force de maintien de la paix au Darfour, forte à terme de 26.000 hommes et composée à la fois de casques bleus de l'ONU et de soldats de l'Union africaine.

La résolution 1769, approuvée par les 15 membres du Conseil, crée une opération «hybride» ONU/UA, baptisée UNAMID, qui, une fois déployée sur le terrain, sera la plus importante opération de maintien de la paix conduite dans le monde.

L'UNAMID aura pour mission de mettre fin à plus de quatre années de combats qui ont fait plus de 200.000 morts dans cette province du Soudan.

Cette opération, la première mission de maintien de la paix conjointe à l'ONU et à l'Union africaine, remplacera sur le terrain, au plus tard le 31 décembre prochain, l'actuelle force composée de 7.000 soldats de l'UA. Dans sa résolution, le Conseil de sécurité souhaite que la nouvelle force hybride atteigne sa «pleine capacité opérationnelle dès que possible après cette date».

Pour sa part, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a parlé d'une «opération historique et sans précédent» qui enverra «un signal clair et puissant» d'aide au peuple du Darfour.

La France, membre permanent du Conseil de sécurité, a immédiatement salué le vote de cette résolution «destinée à sécuriser le Darfour». Cette décision, «porteuse d'un très grand espoir pour le Darfour», constitue «un pas important dans l'action de la communauté internationale pour tenter de mettre fin aux souffrances de la population du Darfour et d'y rétablir durablement la stabilité», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, dans un communiqué».

A présent, ajoute le chef de la diplomatie française, «nous devons tout faire pour assurer un déploiement rapide de l'UNAMID dans des conditions qui lui permettront de 'faire la différence' sur le terrain. Il s'agit d'une tâche lourde et difficile (...). Cela exigera aussi une coopération sans réserve de toutes les parties à la crise, en particulier du gouvernement du Soudan».

AP

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