Elections zurichoises: Les noms à consonance étrangère biffés
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Elections zurichoisesLes noms à consonance étrangère biffés

Les candidats aux élections communales zurichoises dont les noms avaient une résonance balkanique ou turque, ont été biffés des listes, à gauche comme à droite.

par
rga
Mieux vaut ne pas porter un nom à consonance étrangère lorsqu'on se présente aux élections dans le canton de Zurich.

Mieux vaut ne pas porter un nom à consonance étrangère lorsqu'on se présente aux élections dans le canton de Zurich.

Il n'y a pas que les élèves dont le nom se termine en «ic» qui peinent à trouver des places d'apprentissage dans le canton de Zurich. Il en va de même pour pas mal de candidats aux élections communales du week-end dernier.

A l'UDC, aucun des trois candidats avec un nom à consonance étrangère n'a été élus. Dans l'arrondissement 6/10 de Zurich, Aleksandar Naumovic, un tireur et entrepreneur très actif sur la scène politique, a reculé de la quatrième à la cinquième place. Daniel Gardavsky est passé du neuvième au dixième rang dans le district de Dietikon et Kiryakica Teodoru, de l'arrondissement 3/9, a tout juste pu maintenir son avant-dernière place.

A gauche aussi

L'UDC n'est pas le seul parti à avoir connu pareils agissements. Le parti socialiste et la liste alternative ont partiellement subi le même sort. L'économiste Zülfikâr Güzelgür, dans la vieille ville, était parti comme troisième sur la liste des socialistes. Dimanche soir, il s'est retrouvé en dernière position. A Affoltern, Can Külahcigil, un employé de commerce de 20 ans, était parti en troisième position sur la liste électorale et il s'est retrouvé en queue de liste avec 200 bulletins de vote en moins que le premier. Même certains candidats de la Liste alternative ont subi le même sort que leurs cousins des listes socialistes.

Zeljko Vuksanovic est passé de la septième à la onzième place de la liste socialiste à Dietikon, avec 150 voix de retard sur le premier. Chose étonnante, cela ne le surprend pas le moins du monde: «On veut bien nous tolérer quand nous leur amenons des voix , mais quand il s'agit de nous élire, on nous biffe», remarque-t-il avec lucidité dans le «Tages-Aneiger». Vuksanovic se demande même s'il ne va pas créer son propre parti pour défendre les intérêts des personnes issues de l'immigration pas nécessairement très intéressées par la politique locale. «Ce serait bon pour la politique et pour l'intégration», souligne-t-il laconiquement.

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