Actualisé 11.07.2007 à 20:50

Les normes sonores sonnent-elles le glas du rock?

LAUSANNE – Si le Festival de la Cité parvient à respecter la norme des 93 décibels, c'est seulement au prix d'acrobaties techniques.

La question du seuil des 93 décibels autorisés par la loi fédérale est épineuse. Actuellement, des dérogations jusqu'à 100 décibels sont possibles sous certaines contraintes: ne pas déranger les riverains, que le public soit averti, que des tampons auriculaires soient mis à disposition et que des autocontrôles soient effectués. «Nous jonglons chaque année afin de respecter la limite des 93 décibels», affirme Laurent Kern, programmateur au Festival de la Cité. «Ce n'est vraiment pas élevé et très contraignant. Cela nous freine clairement au niveau de la programmation. Certains groupes, surtout de rock et de metal, refusent de se produire à la Cité, car avec de telles restrictions, le son est mauvais. Il faudrait au moins 96 décibels pour que l'équilibre acoustique entre instruments soit intéressant», ajoute-t-il. Par exemple, le son d'une batterie à lui seul dépasse les 100 décibels. C'est pourquoi des pans de plexiglas sont appliqués devant l'instrument afin d'en atténuer le niveau sonore. «Nous tenons à ce que tout se passe bien avec les riverains et préférons travailler en partenariat avec la police. Nous mettons un point d'honneur à respecter les contraintes sonores», assure François Chapuisat, directeur du Festival de la Cité. «Mais cela a un coût. Les frais pour le matériel technique permettant de mesurer les décibels et l'emploi de techniciens compétents lors des concerts sont très élevés.»

Elisabeth Foster

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