Crise européenne: Les notes de l'Espagne et de la Grèce relevées
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Crise européenneLes notes de l'Espagne et de la Grèce relevées

Standard & Poor's (S&P) a annoncé vendredi relever la note de l'Espagne d'un cran, de BBB- à BBB. Fitch Ratings en a quant à elle fait de même avec celle de la Grèce, laquelle passe de B- à B.

Standard & Poor's a justifié le relèvement de la note de l'Espagne en raison de perspectives économiques améliorées.«La perspective est stable, témoignant de notre opinion suivant laquelle les risques attachés aux notes de l'Espagne resteront équilibrés dans les deux années à venir», a expliqué S&P.

S&P, qui a également relevé la note à court terme de A-3 à A-2, a revu à la hausse sa prévision de croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) réel de 2014 à 2016, la portant de 1,2% à 1,6%, conséquence des différentes réformes engagées par le pays.

Fitch pour sa part a remonté la note de la Grèce d'un cran également, mettant en exergue l'amélioration de la politique des finances publiques. La notation est également assortie d'une perspective stable.

Standard & Poor's a par ailleurs confirmé les notes à long et court termes des Pays-Bas, soit AA /A-1 , et celles de la Turquie, soit BB /B. Toutefois, les premières sont assorties d'une perspective stable, tandis que les secondes restent affectées d'une perspective négative.

Rééquilibrage en Turquie

L'agence estime que l'Etat néerlandais continuera de consolider sa situation budgétaire. La Turquie voit pour sa part sa situation économique se rééquilibrer progressivement grâce à une meilleure croissance à l'exportation.

S&P prend note d'une économie néerlandaise «saine, diversifiée et compétitive, en témoigne une position externe forte et un PIB élevé par habitant». Elle explique que ses notes prennent à la fois en compte une politique macroéconomique traditionnellement prudente et flexible ainsi que les contraintes qui s'imposeront aux perspectives de croissance à l'avenir.

Pour ce qui concerne la Turquie, S&P explique que la perspective négative se justifie par des risques persistants pour les perspectives économiques. La banque centrale turque a surpris les marchés jeudi en annonçant sa première baisse des taux en un an, quelques semaines après que le premier ministre Tayyip Erdogan eut appelé de ses voeux une telle mesure. (ats)

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