Actualisé 02.12.2007 à 19:51

Les nouveaux élus doivent apprivoiser l'allemand

Pour siéger au Parlement fédéral,
maîtriser l'allemand est incontournable. Dur dur pour les élus vaudois.

La session parlementaire d'hiver débute aujourd'hui. Débats, travail en commission: la maîtrise de la langue de Goethe y est essentielle. «90% des textes et des interventions se font en allemand, rappelle le Conseiller national vaudois Roger Nordmann. Le travail réalisé en commission est décisif. Chaque député peut s'y exprimer dans sa langue. Mais un président de commission peut ne pas comprendre le français.»

«20 minutes» a testé par téléphone le niveau de connaissance en dialecte alémanique et en allemand de quatre nouveaux élus vaudois. L'écologiste Adèle Thorens explique tout de suite en allemand qu'elle ne maîtrise pas le dialecte bernois et demande de poursuivre en Hochdeutsch. «Comme je travaille au WWF à Zurich, je suis à l'aise pour comprendre et j'arrive à le parler.» La socialiste Ada Marra répond: «Ich kann Hochdeutsch sprechen, aber kein Dialekt.» Elle travaille déjà à Berne depuis un an et promet qu'elle va progresser pour avoir du poids au parlement. Quant au syndic socialiste de Morges, Eric Voruz, peine perdue pour comprendre quoi que ce soit! «Je prends des cours depuis 6 mois, et je les intensifierai l'an prochain.» Le municipal radical Olivier Français reconnaît n'avoir «jamais brillé» en allemand et a commencé à suivre des cours.

Frédéric Nejad

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