Les nouvelles technologies plombent le budget santé
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Les nouvelles technologies plombent le budget santé

La population vieillissante
chargerait les coûts. Une étude neuchâteloise contredit cette idée préconçue.

La hausse des coûts de la santé en Suisse n'est pas due au vieillissement de la population mais aux progrès de la technologie médicale et aux exigences croissantes des patients. Et ces coûts vont encore grimper ces vingt prochaines années.

Ce sont les conclusions d'une étude de Claude Jeanrenaud, professeur à la Faculté des sciences économiques de l'Université de Neuchâtel.

Aujourd'hui, la Suisse est le pays, après les Etats-Unis, où le poids du secteur santé dans l'économie est le plus élevé, avec 11,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2004.

Parmi les causes de la croissance des coûts, le vieillissement de la population est celle qui est le plus souvent évoquée. La consommation médicale et la probabilité de recourir au système de santé augmentent avec l'âge. Mais le vieillissement ne contribue que pour une part relativement modeste à la hausse des coûts, constate le professeur. Deux tiers de l'augmentation correspond à des facteurs non démographiques, soit le progrès technique, les changements dans les pratiques médicales et les exigences croissantes des patients.

En 2005 (derniers chiffres disponibles), les coûts de la santé se sont élevés à 52,7 milliards de francs en Suisse. A l'horizon 2030, l'étude estime que ces dépenses se situeront dans une fourchette de 111 à 122 milliards par an. (ats)

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