Etoy (VD): Les oiseaux grelottants se retapent en clinique

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Etoy (VD)Les oiseaux grelottants se retapent en clinique

Le centre de soins La Vaux-Lierre accueille un nombre de pensionnaires inhabituellement élevé pour la saison. En cause: les températures glaciales.

par
Caroline Gebhard

Une soixantaine de volatiles ont trouvé refuge au Centre de soins pour oiseaux sauvages La Vaux-Lierre, ces dernières semaines à Etoy (VD). S'ils ont échoué là, c'est généralement en raison des frimas de l'hiver qui auraient pu leur être fatals. «On a reçu beaucoup de rapaces à cause du froid. Ils étaient tous amaigris et en hypothermie, explique la soigneuse Sandy Bonzon. On a pu les soigner, les mettre sous une lampe chauffante et les gaver.»

En raison des températures polaires qui ont sévi durant le mois de janvier, la terre des champs a gelé, condamnant les petits mammifères à rester cachés et privant ainsi les rapaces de leur précieuse nourriture. Ceux qui ont eu la chance d'être recueillis se refont une santé en clinique. Dans la salle chauffée de La Vaux-Lierre, les soigneurs surveillent précautionneusement les boîtes qui abritent les bêtes les plus affaiblies. Celles-là sont en quarantaine en raison d'un besoin accru en nourriture et en médicaments. Il y a là une trentaine de volatiles, en majorité des buses et de faucons crécerelles.

«En période d'hiver doux, on a peut-être deux rapaces et deux passereaux en quarantaine», note Sandy Bonzon. Les plus mal en point verront leur séjour en box se prolonger durant plusieurs semaines, surtout s'ils sont arrivés à Etoy avec des fractures. Leur convalescence se poursuivra ensuite dans les volières du centre, jusqu'à ce qu'ils puissent recouvrer leur liberté, dans quelques semaines. «On va relâcher les rapaces au début du printemps. Si on le fait maintenant, il y a de forts risques qu'ils ne trouvent pas de nourriture et que la situation se répète. On veut leur donner un maximum de chances.»

Prise en charge 24h/24

Pour recueillir un oiseau mal en point, mieux vaut s'équiper d'une couverture ou d'une veste afin de le couvrir et d'éviter ainsi qu'il se débatte. L'idéal est ensuite de le placer dans un carton: «Ils sont dans le noir et ça les déstresse tout de suite», explique Sandy Bonzon. Il faut ensuite l'amener rapidement à La Vaux-Lierre, qui recueille les volatiles à tout moment. Si personne n'est présent, des box de réception se trouvent à côté de l'entrée.

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