05.11.2020 à 22:27

CamerounLes onze enseignants enlevés ont été relâchés

Selon les autorités locales, on doit cette libération à la pression exercée par la population lors de «négociations» avec les kidnappeurs.

Les écoles camerounaises sont la cible récurrente d’attaques dans le nord du pays.

Les écoles camerounaises sont la cible récurrente d’attaques dans le nord du pays.

AFP / Image d’illustration.

Les onze professeurs enlevés mardi dans une école du nord-ouest anglophone du Cameroun, zone en conflit depuis près de quatre ans, ont été libérés jeudi, a appris l’AFP auprès des autorités religieuses. Le gouvernement avait affirmé mercredi que seuls six enseignants avaient été enlevés dans cette attaque. Une autorité administrative locale a confirmé leur libération auprès de l’AFP, ajoutant qu’elle était «le résultat de la pression de la population».

«Tous les enseignants ont été libérés ce jour. Ils sont en bonne santé», a affirmé Samuel Fonki, chef de l’Église presbytérienne du Cameroun. «Les populations se sont rendues à trois reprises là-bas (ndlr: dans le camp des séparatistes) pour exiger leur libération», a-t-il poursuivi. «Ils étaient onze et ils sont tous rentrés», a pour sa part affirmé à l’AFP un membre de l’équipe qui a participé aux «négociations».

Mardi, l’assaut d’une école protestante, la Presbyterian primary and secondary school, par des hommes non identifiés a eu lieu à Kumbo, dans la région du Nord-Ouest, où les attaques d’établissements scolaires, agressions et enlèvements d’élèves et d’enseignants sont fréquents. Mardi et mercredi, c’est au total quatre écoles qui ont été attaquées en zone anglophone, en proie à un sanglant conflit entre rebelles séparatistes et forces de sécurité.

Hommage aux sept enfants tués

Ces attaques sont survenues une dizaine de jours après le meurtre de sept élèves dans une école par des hommes armés, une tuerie attribuée par Yaoundé aux groupes armés sécessionnistes anglophones. Jeudi, un hommage national a été rendu aux enfants.

Les combats au Cameroun anglophone, mais aussi les exactions et meurtres de civils par les deux camps, selon de nombreuses ONG, ont fait plus de 3000 morts et forcé plus de 700’000 personnes à fuir leur domicile depuis 2017.

(AFP)

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