Les opposants entament la procédure contre les mâts d'éclairage du stade de la Maladière
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Les opposants entament la procédure contre les mâts d'éclairage du stade de la Maladière

Six particuliers et une association de quartier ont entamé lundi à Neuchâtel une procédure d'opposition à propos des mâts d'éclairage du nouveau stade de la Maladière.

Les projecteurs culminent à une hauteur excédant de 8 mètres ce qui était prévu.

Dans leur requête, les opposants demandent au Conseil communal de prononcer l'annulation du permis de construire lié à l'érection des mâts litigieux. Ils précisent qu'ils ne contesteront pas l'utilisation de l'éclairage du stade, tel qu'il existe, «jusqu'à ce qu'une solution conforme au droit soit trouvée».

Les adversaires des mâts ont formulé leur requête à l'échéance du délai d'opposition. Ils ont renoncé à porter plainte contre inconnu pour infraction à la loi sur les constructions, comme ils menaçaient de le faire. Invité également à porter plainte, le Conseil communal a décliné pour sa part cette suggestion.

Plan initial modifié

Le 6 novembre, le Conseil général (législatif) de Neuchâtel avait avalisé par 21 voix contre cinq la modification du «plan spécial Maladière», proposée par l'exécutif. La décision légalisait la hauteur de 41 m appliquée à la construction des mâts lumineux, alors que le plan initial indiquait une hauteur de 33 m.

Lors du vote, les membres du législatif avaient exprimé leur mauvaise humeur et dénoncé la politique du fait accompli. Pour sa part, l'exécutif avait présenté sa demande de dérogation comme la conséquence d'un «malheureux concours de circonstances».

Explications «nébuleuses»

De son côté, l'avocat mandaté par les opposants, Christian van Gessel, juge «nébuleuses» les explications fournies par l'exécutif. Selon lui, les responsables des travaux ont eu nécessairement connaissance, avant même la construction des mâts, que ceux-ci ne correspondaient pas aux exigences en matière de télévision.

Selon l'avocat, une personne ou un groupe de personnes a pris sciemment la décision de construire les mâts plus haut que prévu, et de mettre ainsi le citoyen devant le fait accompli. Les associations de quartier ne demandent pas la punition des responsables, mais veulent connaître la vérité.

(ats)

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