Actualisé 09.01.2009 à 10:43

Libre circulation

Les opposants parlent d'«immigration incontrôlée»

Le comité interpartis «contre l'immigration incontrôlée» a lancé vendredi à Berne sa campagne contre la libre circulation des personnes mise en votation le 8 février prochain.

«Les étrangers, naturalisés et frontaliers constituent déjà aujourd'hui plus de 32% de la population suisse», a déploré Erich Hess, président des Jeunes UDC suisses.

Le comité a relevé que depuis l'introduction de la libre circulation des personnes en 2002, la proportion de la population étrangère habitant en Suisse n'a fait qu'augmenter. Le nombre des Allemands a même presque doublé, a constaté l'ancien conseiller national Bernhard Hess (SD/BE). Il a calculé que si la libre circulation des personnes se maintient dans sa forme actuelle et s'étend à d'autres Etats, la limite des 2 millions d'étrangers sera dépassée en 2013 déjà. Selon lui, le nombre des chômeurs suisses sera tiré vers le haut et les coûts des assurances sociales s'en trouveront augmentés.

De son côté, Attilio Bignasca (Lega/TI) a mis en garde contre une hausse de la criminalité. Il en veut pour preuve l'exemple de l'Italie. Selon lui, la libre circulation favorisera le tourisme criminel des Roms venant des pays voisins de la Suisse et les bandes organisées des pays de l'est seront plus actives en Suisse. (ap)

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