Actualisé 06.08.2009 à 12:45

Votation sur l'AILes organisations d'handicapés montent au créneau

Cinquante-huit organisations d'handicapés réunissent leurs forces pour encourager le peuple à dire «oui» le 27 septembre au financement additionnel de l'AI.

Augmenter la TVA n'est pas une partie de plaisir mais cette hausse est «modeste et nécessaire», selon elles.

Relever pendant sept ans le taux normal de TVA de 7,6 à 8% équivaut, pour une personne gagnant 4600 francs, à débourser 7,10 francs de plus par mois, a souligné le président de l'association «Pro AI», Urs Dettling, jeudi à Berne lors du lancement de la campagne des organisations. Et de rappeler que les cotisations à l'assurance invalidité (AI) prélevées sur les salaires sont restées les mêmes depuis 14 ans.

Tout le monde est concerné

Personne n'est à l'abri d'un coup du sort. En cas de maladie ou d'accident, l'AI soutient tous ceux qui en ont besoin, que ce soit sous forme de mesures de reconversion ou de rente en dernier recours. Ceci est d'autant plus important en période de crise, a ajouté M.Dettling.

Mais l'endettement de l'AI, qui frôle les 13 milliards de francs et augmente chaque jour de 4 millions, fait planer une lourde hypothèque sur la pérennité de cette oeuvre sociale. Il met également en péril l'AVS, puisque ces deux assurances partagent actuellement le même fonds de compensation.

Remettre la hausse de la TVA à plus tard ne ferait que reporter le problème en le renforçant. En cas de «non» lors des prochaines votations fédérales, il faudra procéder à de nouvelles coupes drastiques alors qu'une 6e révision est déjà en préparation.

Conséquences dramatiques

Un tel scénario aurait des conséquences dramatiques tant pour le système dans son ensemble que pour les personnes directement touchées, a témoigné Olivier Maridor, lui-même malvoyant et dépendant en partie de l'AI à côté de son travail d'employé de commerce. Les communes, qui financent l'aide sociale, risquent alors de devoir aussi payer les pots cassés, a insisté le conseiller national radical et maire de Soleure Kurt Fluri.

Bien que l'UDC soit la seule grande formation à le rejeter, les partisans du projet sont conscients que la bataille n'est pas gagnée d'avance vu l'actualité. «On a peu de temps pour convaincre, car il existe le risque que cette campagne soit éclipsée par la crise économique, la grippe A/H1N1 et la succession du conseiller fédéral Pascal Couchepin», a relevé le président du PDC suisse Christophe Darbellay dans son plaidoyer. (ats)

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