France - Les ossements retrouvés sont bien ceux du jeune Lucas Tronche
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FranceLes ossements retrouvés sont bien ceux du jeune Lucas Tronche

L’ADN a parlé. Les ossements découverts, il y a deux semaines, dans une falaise sur la commune de Bagnols-sur-Cèze, dans le sud de la France, sont bien ceux du jeune Lucas Tronche.

Des expertises génétiques ont confirmé que les ossements découverts, fin juin, dans le Gard étaient bien ceux de Lucas Tronche, un adolescent porté disparu depuis 2015 à Bagnols-sur-Cèze, a annoncé, vendredi, le procureur de Nîmes.

«Les premiers résultats d’expertise génétique sur certains des ossements déterminent que l’ADN retrouvé est celui de Lucas Tronche», a simplement déclaré Eric Maurel sur Twitter, sans autre commentaire sur l’enquête portant sur les circonstances de la mort de l’adolescent.

Le long d’une falaise

Le 24 juin, des os et plusieurs effets personnels avaient été retrouvés le long de la paroi d’une falaise difficile d’accès, non loin de la maison familiale de Lucas Tronche.

Âgé de 15 ans, il avait disparu le 18 mars 2015, après avoir quitté son domicile pour se rendre à un cours de natation, dans une commune voisine. Son frère, qu’il devait retrouver à un arrêt de bus, avait tenté de le joindre, mais son portable était coupé.

À moins d’un kilomètre de la maison

«Il est impossible de privilégier une piste plus qu’une autre», avait déclaré le procureur de Nîmes lors d’une précédente conférence de presse. La cause de la mort pourrait «aussi bien être une chute accidentelle, qu’un geste volontaire de se jeter dans le vide ou une altercation», avait-il insisté.

Les effets personnels retrouvés, les 24 et 25 juin, à proximité des ossements, à moins d’un kilomètre du domicile des parents de l’adolescent, en pleine campagne, au milieu de vignes, entre un mas et une paroi rocheuse, étaient un sac à dos, un blouson, une montre et des tennis.

«Le temps du silence»

Les enquêteurs savaient que cette zone était fréquentée par Lucas, avait alors précisé Eric Maurel. L’adolescent passionné de géologie venait y chercher des pierres, qu’il collectionnait.

«La découverte d’un corps pouvant être celui de Lucas nous semble mettre un terme à ces six années de recherches, mais aussi d’espoir», avaient alors déclaré les parents de Lucas. «Aujourd’hui vient le temps du silence. Ce silence, autrefois assourdissant, est nécessaire pour nous permettre de nous recueillir, de tenter de nous apaiser et de continuer désormais sans lui.»

(FTR)

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