Genève: Les ouvriers veulent leur part du gâteau
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GenèveLes ouvriers veulent leur part du gâteau

Quelque 350 travailleurs du bâtiment se sont réunis hier. Ils réclament une revalorisation salariale de 150 francs par mois.

par
Jérôme Faas
Les travailleurs ont suivi leurs syndicats par acclamation.

Les travailleurs ont suivi leurs syndicats par acclamation.

Des saucisses, de la Super Bock, des bleus de travail et un cri: «Nous voulons 150 francs d'augmentation!» Quelque 350 employés du bâtiment ont pris part, hier, à l'assemblée générale organisée par les syndicats. Alors que voilà un mois la Société suisse des entrepreneurs (SSE) annonçait des carnets de commandes pleins, les ouvriers réclament leur part.

Les parcs et jardins n'ont pas eu de revalorisation depuis trois ans. Le second œuvre non plus. Le patronat romand vient de proposer à ce dernier secteur 35 francs de mieux par mois, et la même somme au mérite. «Alors que l'assurance maladie va augmenter de 4%, c'est vraiment dégueulasse, réagit Daniel. Si ça ne bouge pas, dans cinq ou six ans, on n'aura plus rien à manger. On est prêts à la grève.»

Pour la première fois à Genève, tous les domaines de la construction sont unis. «Nous nous sommes calqués sur les maçons suisses, dont les délégués réclament 150 francs par mois», explique Unia. Les négociations se dérouleront cet automne. A l'échelle nationale pour le gros œuvre, romande pour le second œuvre, cantonale pour les parcs et jardins.

Le patronat, lui, ne dévoile pas ses cartes. Martin Senn, de la SSE, rappelle cependant que «dans le gros œuvre, les salaires sont les plus élevés de tout l'artisanat suisse. Un maçon gagne près de 6000 francs par mois.» La Fédération des entreprises romandes, pour sa part, souligne que l'indice des prix à la consommation étant stable, les éventuelles hausses dans le second œuvre sont à bien plaire.

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