Actualisé 30.12.2007 à 21:03

Les «papys junkies» vont avoir besoin d'EMS adaptés

Berne. Les toxicomanes âgés ont besoin de places d'encadrement et de soins adaptés.

Les consommateurs de drogue dure vivent mieux et plus longtemps grâce à la prescription d'héroïne et de méthadone, à la distribution de seringues propres ainsi qu'à un meilleur accompagnement social et médical. Ueli Simmel, directeur du service suisse de coordination et d'intervention en matière de dépendances Infodrog, estime entre 2000 et 3000 le nombre de places d'encadrement qu'il faudra réserver dans quelques années aux toxicomanes anciens ou âgés. «Certains seront placés dans des EMS normaux, d'autres dans des établissements psychiatriques», prédit Ueli Simmel. Toutefois, il faudra probablement créer aussi des institutions spécialisées pour toxicomanes ou marginaux. Ce besoin sera aigu dans des régions à forte concentration urbaine.

Zurich a de l'expérience en la matière. Le centre Bewo City s'est ouvert en octobre 2006. La consommation de drogue y est autorisée. Cette institution héberge 16 hommes et femmes âgés de 34 à 75 ans, entourés 24 h sur 24 par des travailleurs sociaux. Une structure similaire existe dans la région bâloise, à Langenbruck. La ville de Berne recense de son côté 350 places d'encadrement dont 55 réservées à des toxicomanes. Mais il n'existe aucun véritable «EMS pour junkies» dans la capitale. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!