Armée suisse – Les parents en service seront mieux soutenus

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Armée suisseLes parents en service seront mieux soutenus

La conseillère fédérale en charge de la défense, Viola Amherd fait un geste. Des frais pour la crèche sont remboursés et un congé paternité accordé.

Image d’illustration.

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20min/Simon Glauser

La conseillère fédérale Viola Amherd veut moderniser l’armée «pas seulement en achetant des nouveaux avions de combat» mais aussi en développant «la politique sociale», écrit ce samedi le journal «Schweiz am Wochenende». Un remboursement de 67 francs est par exemple prévu par jour de service où un enfant doit être pris en charge par des tiers. Cette aide peut même être rallongée au cas par cas en cas de besoin par le service social de l’armée.

Cette information émane de la réponse récente du Conseil fédéral à une intervention parlementaire de la conseillère nationale Lilian Studer (PEV/AG). Apparemment, ces changements se sont produits discrètement. L’hebdomadaire alémanique parle d’une «petite révolution» qui est passée «sous le radar».

Un congé obligatoire

On apprend donc que depuis un an, les hommes ont le droit de reporter leur service s’ils deviennent pères pendant leur service. Jusqu’alors, «la défense de la patrie» l’emportait sur le congé de paternité. Pour un engagement de plus de trois semaines, les hommes sont tenus de prendre deux semaines de congé dans les six premiers mois suivant la naissance de l’enfant.

Les militaires pouvaient tout de même reporter depuis quelque temps déjà leur service si personne d’autre qu’eux ne pouvait s’occuper d’un enfant en bas âge au moment de la convocation. Les commandants de compagnie peuvent aussi accorder un congé pour des tâches familiales importantes et de courte durée, comme une consultation imprévue chez un pédiatre.

Problèmes peu fréquents

«Avec ces mesures, nous tenons compte de l’évolution de la société», déclare Viola Amherd, citée dans «Schweiz am Wochenende». Le journal précise toutefois que ce genre de problématique liée à la parentalité ne concerne l’armée que de manière marginale. Selon une enquête de l’EPFZ, les commandants de compagnie estiment que seuls 7% des soldats encore astreints aux cours de répétition passent au service civil en raison d’une «incompatibilité» avec leurs obligations familiales.

La même étude a aussi révélé que les commandants sont âgés en moyenne de 31 ans et demi et n’ont généralement pas encore eu d’enfant. L’étude montre finalement que les problèmes d’incompatibilité avec l’armée sont plus fréquents au niveau professionnel et dans le domaine de la formation que dans le cadre familial.

(jba)

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