Toni Brunner avec un micro au parlement: Les parlementaires s'estiment piégés par la tv
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Toni Brunner avec un micro au parlementLes parlementaires s'estiment piégés par la tv

Grâce à un petit micro placé sur le revers de la veste de Toni Brunner, la télévision alémanique a pu suivre toutes les conversations du parlementaire le jour de l'élection de Ueli Maurer. La pratique fait scandale.

Toni Brunner s'est prêté au jeu en acceptant de se balader librement au Parlement avec un petit micro de la taille d'une punaise.

Mercredi soir, l'émission "Reporter" de la tv alémanique lui était consacrée. L'équipe tv a ainsi suivi pendant plusieurs jours le président de l'UDC, y compris le jour de l'élection au Conseil fédéral, où un micro discret a été installé sur sa veste. Le parlementaire s'est ainsi promené toute la journée avec son petit micro, y compris là où l'accès est interdit aux journalistes, comme la salle du parlement. Cette méthode provoque la colère d'autres parlementaires dont les conversations ont été enregistrées par le micro de Toni Brunner.

Ursula Wyss, cheffe de la fraction du PS: «Un micro dans les salles pendant les réunions officielles, je trouve cela tout à fait inacceptabe».

Apparemment, elle n'était au courant de rien et s'étonne au sujet de Toni Brunner: «Je trouve quand même cela incroyable de sa part, qu'il se laisse piéger par une telle démarche».

La télévision alémanique réplique aux critiques: «La salle du Conseil national n'est pas un espace privé, tout ce qui s'y passe doit être visible et audible», estime le responsable de l'émission, Christoph Müller.

Au sujet d'Ursula Wyss, il estime cependant qu'elle «aurait dû être avertie».

Demande d'autorisation négligée

Quant aux services de sécurité du Parlement, chargés de surveiller l'accès au parlement, ils n'ont pas remarqué le micro et les enregistrements. Selon Mark Stücki, chargé de presse des services du parlement, la question des enregistrements dans la salle du parlement est délicate: «Il faudrait faire une véritable demande auprès de nos services, car la salle du parlement est une salle sans accès pour la presse.»

lma/pim

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