Suisse: Les partis saluent l'accueil des réfugiés, sauf l'UDC

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SuisseLes partis saluent l'accueil des réfugiés, sauf l'UDC

Toutes les formations politiques, à l'exception du parti agrarien, se sont félicitées de la décision de la Suisse d'accueillir 3000 réfugiés syriens de plus pendant trois ans.

«Tandis que l'UE ne bouge pas, la Suisse envoie un signal très fort de solidarité», a dit à l'ats Stefan Frey, porte-parole de l'OSAR.

«Nous saluons l'action du Conseil fédéral, même s'il a été poussé dans le dos par le Parlement, a poursuivi Stefan Frey. Et même si cela ne règle pas tout.» Le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU salue également la décision suisse. Il s'agit d'une contribution substantielle au programme du HCR visant à trouver 130'000 places pour les réfugiés syriens.

Même analyse au PS. «La Suisse réagit enfin à la catastrophe qui se déroule en Syrie, relève la conseillère nationale vaudoise Cesla Amarelle. Grâce à notre pression, à celles des Verts et des organisations de réfugiés, Simonetta Sommaruga a visiblement pu convaincre une majorité du Conseil fédéral.»

«Chaque chemin commence par un premier pas, relève pour sa part le Vert Balthasar Glättli. Mais la Suisse peut et doit faire encore plus face à la catastrophe humanitaire en Syrie.»

Aussi aider sur place

Le PLR rappelle la tradition humanitaire de la Suisse et soutient une aide accrue au peuple syrien. «Cependant, cela doit être fait par tous les pays européens et pas seulement par la Suisse», a relevé la porte-parole. Comme les pays voisins de la Syrie accueillent pour l'instant le plus grand nombre de réfugiés, les pays européens devraient renforcer leur aide sur place dans les camps, propose ce parti.

Une position que défend aussi le PDC. Ce parti espère que ce sont les personnes qui en auront le plus besoin qui pourront bénéficier d'un accueil en Suisse comme les femmes, les enfants, les personnes âgées et handicapées, et en particulier les chrétiens persécutés. Il faudra encore s'assurer qu'aucun extrémiste ne profite de cette occasion pour entrer sur le territoire, a poursuivi le porte-parole.

Enfin, l'UDC est hostile à la décision du Conseil fédéral: les cantons et les communes sont confrontés sans cesse aux problèmes d'hébergement et à la flambée des coûts, écrit-il sur son site. L'UDC préfère que les réfugiés soient aidés localement. Avec les moyens dont dispose l'aide au développement, un soutien ciblé et efficace peut être assuré, affirme-t-il. (ats)

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