Actualisé 09.01.2009 à 18:37

Sondage SSR

Les partisans du «oui» ont une légère avance

Un mois avant le votation du 8 février sur la libre circulation des personnes et son extension à la Bulgarie et à la Roumanie, les partisans du «oui» ont un légère avance.

La votation fédérale du 8 février sur la libre circulation des personnes s'annonce très serrée. Selon le premier sondage SSR SRG idée suisse, le «oui» récolterait 49% suffrages et le «non» 40%. Mais 11% des Suissesses et des Suisses sont encore indécis.

La reconduction de la libre circulation et son extension à la Roumanie et la Bulgarie est surtout plébiscitée en Suisse romande, traditionnellement plus europhile. Si le vote avait eu lieu le week- end dernier, 61% des Romands auraient glissé un «oui» dans l'urne et seulement 23% un «non».

Les avis sont beaucoup plus partagés Outre-Sarine puisque 47% des votants soutiendraient l'accord et 44% le rejetteraient. Près de 9% des Alémaniques sont encore indécis, indique le sondage de la SSR publié vendredi.

Les Tessinois semblent en revanche s'être déjà forgés une opinion puisque seuls 3% d'entre eux ne savent toujours pas comment ils voteront dans un mois. Comme lors des précédents scrutins sur l'Europe, les italophones rejettent massivement la libre circulation: 66% voteraient «non» et 31% «oui».

Si l'on prend en compte les orientations politiques des sondés, il ressort que, comme d'habitude sur les questions européennes, les sympathisants de l'UDC s'apprêtent à voter «non» en masse (à 70%). Les électeurs des autres grands partis soutiendraient la libre circulation, avec les Verts en premier (à 71%), suivis des radicaux (69%), des socialistes (67%) et des démocrates-chrétiens (55%).

Bon pour l'économie

En ces temps de crise, l'argument que la Suisse a besoin de la libre circulation pour des raisons économiques recueille le plus de soutien: 55 % des sondés sont d'accord sur ce point, alors que 35% le réfutent. Quant à la peur de voir l'Union européenne rompre les autres accords en cas de «non», elle est partagée par 51% des personnes interrogées alors que 38% n'y croient pas.

Les messages des partisans du «non» semblent également porter leurs fruits. Ainsi, selon le sondage, 50% des Suisses craignent que la libre circulation entraîne davantage de concurrence sur le marché du travail. Un avis non partagé par 45% des sondés.

48% de participation

Parmi ceux-ci, 49% sont d'avis que la criminalité va augmenter avec l'arrivée de Roumains et Bulgares alors que 46% ne le croient pas. Enfin, 55% des personnes interrogées partagent l'avis de l'UDC que lier l'extension de la libre circulation avec sa reconduction constitue un acte anti-démocratique.

L'importance du scrutin se ressent dans le taux de participation attendu. Ainsi, 48% des sondés ont déclaré vouloir se rendre aux urnes, ce qui démontre un intérêt pour cet objet supérieur à la moyenne.

Comme en 2005

Ce sondage, réalisé entre le 22 décembre et le 4 janvier auprès de 1201 personnes dans toute la Suisse, est similaire à celui qui avait été réalisé 6 semaines avant la votation du 25 septembre 2005 sur l'extension de la libre circulation à dix nouveaux pays membres de l'UE. 49% des sondés indiquaient alors qu'ils voteraient «oui», 36% «non» et 15% étaient encore indécis.

Au final, la libre circulation avait été plébiscitée par 56 % des Suisses. Mais pour les politologues de l'institut gfs.berne, qui a réalisé les sondages d'alors et d'aujourd'hui, la situation, en particulier économique, n'est pas comparable, ce qui fait que les opinions, d'ici le 8 février, peuvent encore beaucoup changer. (ap)

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