Mondiaux de Berne et Kloten: Les patineurs tricolores dans le doute avant le match crucial
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Mondiaux de Berne et KlotenLes patineurs tricolores dans le doute avant le match crucial

La France sera le premier adversaire jeté dans la fosse aux ours de Berne pour y affronter la Suisse ce vendredi (20h15/TSR2) dans le cadre du championnat du monde.

La sélection tricolore est décimée par les blessures et l'«affaire Bordeleau».

Les Français sont réunis depuis la fin de la semaine dernière à Grenoble. Après avoir battu pour la première fois la Lettonie à Riga (5-3), les Tricolores se sont inclinés dimanche face à la Biélorussie (1-2 tab) et surtout ils ont concédé une défaite mortifiante contre l'Autriche (2-6) lundi soir a de quoi inquiéter à quatre jours du coup d'envoi du championnat du monde.

Lors du match contre les Biélorusses, l'attaquant franco-canadien Julien Desrosiers a été gravement blessé par une lame de patin à la cheville. Opéré le lendemain, l'ailier de Rouen a dû déclarer forfait pour le Mondial. Il constituait avec Yorrick Treille (ex-Genève-Servette) et Laurent Meunier (ex-Fribourg Gottéron) la ligne offensive la plus percutante. Contre l'Autriche, l'entraîneur Dave Henderson devait se passer de surcroît de Meunier légèrement touché au bras.

Huet peut-être

La défection de Desrosiers aurait sans doute mieux passé si Sébastien Bordeleau avait endossé le maillot tricolore pour le Mondial sur son pas de porte. Mais l'attaquant du CP Berne ne figure pas dans la sélection française, lui qui avait été l'artisan du maintien dans le groupe A la saison dernière à Québec après un barrage remporté contre l'Italie. Visiblement l'absence du Franco-Canadien est entouré d'un certain voile. «Nous lui avions fixé un délai au 1er avril, précise l'entraîneur Dave Henderson. Il nous a dit qu'il avait besoin de temps pour régler sa situation en club. Le 1er avril, il nous a avertis qu'il ne serait pas là. Nous avons donc décider de nous passer de lui.»

Si à la fin des années nonante et au début des années 2000, la France sous la conduite d'un Philippe Bozon intenable a souvent causé des misères à la Suisse, le temps semble désormais bien révolu. D'autant que la sélection tricolore ne pourra pas compter sur la présence de Cristobal Huet dans les buts dns le tour préliminaire. L'ancien portier de Lugano joue présentement les doublures du Russe Khabibulin avec les Blackhawks de Chicago en play-off de NHL contre les Calgary Flames (2-1 dans la série). «Nous n'inscrirons que deux gardiens (réd: Lhenry et Ferhi) lors de la première phase. Si Chicago était éliminé, Huet viendrait nous renforcer dès qu'il le pourrait», précise Henderson.

Un défi colossal

«Je crois que l'équipe de Suisse que nous allons rencontrer est la meilleure depuis longtemps», glisse Laurent Meunier, espérant sans doute que la sélection helvétique fasse preuve d'un complexe de supériorité. L'an dernier au Mondial de Québec, la Suisse s'était imposée 4-1 face à la France malgré la présence de Huet dans la cage. «Je crois que nous avons une équipe qui s'est améliorée depuis l'an dernier. Les jeunes savent désormais ce que sont les exigences du groupe A», poursuit Meunier.

Pour le Franco-Canadien Dave Henderson - qui a passé dix-sept ans comme joueur à Amiens et qui dirige la France depuis cinq saisons - la tâche s'annonce périlleuse. Si la sélection tricolore doit disputer le tour contre la relégation, elle retrouvera sans doute l'Autriche, le Danemark ou la Norvège et la Hongrie. Franchement, le défi du maintien est colossal pour la France.

(ats)

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