Les patrons découvrent aussi la sauce de Bologne
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Les patrons découvrent aussi la sauce de Bologne

Les différences entre licence, bachelor et master ont dû être assimilées par les employeurs.

«Durant cette période de transition, nous allons devoir être pragmatiques. A mes yeux, bachelor et licence sont à peu près équivalents», explique Filip Grund, chef du Service du personnel de l'Etat de Vaud. Pour mémoire, un bachelor s'effectue en trois ans, alors qu'une licence s'obtenait généralement en quatre ans.

Du côté de l'Université de Lausanne, la manière d'informer les futurs employeurs des changement provoqués par Bologne varie selon les facultés. Du côté des Hautes Etudes commerciales (HEC), l'information auprès des entreprises a principalement été diffusée par le biais de ses anciens diplômés. «Et certaines sont fortement liées à HEC et donc très au courant des changements», explique Ariane Baehni-Martin, de l'association des Gradués HEC.

La faculté de droit a quant à elle envoyé une lettre à tous les avocats, notaires et magistrats du canton. «Et nous effectuons des rappels réguliers par le biais du journal de l'Association des étudiants en droit, que nous adressons aussi à l'extérieur», note Bruno Dupasquier, adjoint de la faculté.

Dans le secteur bancaire, l'information est également parvenue. «Nous avons été largement tenus au courant par des organismes de formation. Mais aussi par l'Association suisse des banquiers ou par le Swiss Finance Institute», explique Maxime Morand, chef des ressources humaines des banquiers privés Lombard Odier Darier & Hentsch à Genève.

Cédric Alber

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