Les patrons n'aiment pas les mères au foyer
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Les patrons n'aiment pas les mères au foyer

BERNE – Les entreprises suisses cherchent à recruter. Les mères au foyer veulent travailler. Mais leur rencontre n'a pas lieu.

Le marché du travail suisse est asséché et les entreprises comptent 2,3% d'employés de plus qu'en 2006. L'index des postes disponibles a bondi de 32% à 13 091. C'est le chiffre le plus élevé depuis l'été 2001. «Les entreprises ont trois sources de recrutements: les étrangers, les retraités et les mères au foyer, a confié à la NZZ am Sonntag Michael Agoras, directeur d'Adecco, le géant du travail temporaire. Nous manquons de force de travail féminine: les mères suisses de 30 ans à 40 ans sont la force de travail la plus qualifiée.» Mais en Suisse, 32,6% des mères d'enfants de moins de 15 ans ne travaillent pas, soit 243 000 femmes. A en croire Adecco, les 30% d'entre elles, soit 75 000 travailleraient volontiers à temps partiel. Cela correspond à un potentiel de 23 000 postes à 100% ou à 45 millions d'heures de travail par an. Cela dépasse les besoins actuels des entreprises suisses. Le problème, c'est que les entreprises ne sont pas suffisamment flexibles et peu ouvertes au temps partiel. Pourtant, ces 23 000 employées supplémentaires dégageraient un revenu supplémentaire de 70 000 fr. chacune, soir 1,6 milliard de francs par an.

(gim)

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