Euro 2020 - Les Pays-Bas enchaînent, l’Autriche remporte sa «finale»

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Euro 2020Les Pays-Bas enchaînent, l’Autriche remporte sa «finale»

Le groupe C a livré son verdict: vainqueurs de la Macédoine du Nord (3-0), les Néerlandais ont remporté leurs trois matches, tandis que l’Autriche se classe deuxième grâce à sa victoire contre l’Ukraine (1-0).

Les joueurs autrichiens fêtent le but de la qualification inscrit par Christoph Baumgartner (deuxième en partant de la gauche).

Les joueurs autrichiens fêtent le but de la qualification inscrit par Christoph Baumgartner (deuxième en partant de la gauche).

AFP

L'Autriche est sortie pour la première fois des poules d'un Euro et retrouvera l'Italie en huitièmes de finale, après sa victoire 1-0 à Bucarest contre une Ukraine méconnaissable, qui doit attendre le classement des meilleurs troisièmes pour connaître son sort.

Le héros de l'Autriche s'appelle Christoph Baumgartner, buteur (21e) quelques instants après un KO qui allait finir par le contraindre à quitter le terrain une douzaine de minutes plus tard. Il assure la deuxième place du groupe C, et le duel à Wembley, le 26 juin, contre l'Italie.

Les résultats et le classement du groupe C.

L'Autriche a «écrit l'histoire», comme le demandait son sélectionneur, l'Allemand Franco Foda, et est allée chercher la victoire dont elle avait besoin, car un nul laissait l'Ukraine à la deuxième place.

Mais les manuels sont formels: elle a affronté quatre fois l'Italie en Coupe du monde - jamais à l'Euro - et s'est à chaque fois inclinée, de la demi-finale de 1934 à Milan (0-1) au match de poule à Saint-Denis en 1998 (1-2).

Les hommes d'Andriy Shevchenko, eux, devront attendre pour savoir s'ils décrochent aussi une première qualification historique à l'Euro, parmi les quatre meilleurs troisièmes. L'Ukraine (3 points) est déjà derrière la Suisse (4 points), 3e du groupe de l'Italie.

Mais difficile de reconnaître la séduisante «Zbirna» des deux premiers matches dans ce onze malhabile, plombé par beaucoup d'imprécisions techniques. Le sous-marin jaune a coulé corps et bien.

Le raté d'Arnautovic

Il n'a produit que trois occasions décentes: une frappe de Mykola Shaparenko détournée par Daniel Bachmann sans que Andriy Yarmolenko ne puisse la reprendre (29e), une tête de... Stephan Lainer, qui a failli marquer contre son camp (61e), et un tir trop croisé de Roman Yaremchuk (88e).

L'Autriche, bien plus séduisante, aurait même pu creuser l'écart. Christoph Baumgartner a d'abord ouvert le score en reprenant des crampons, jambe tendue, devançant Ilya Zabarnyi, un corner tiré par David Alaba.

Le but de Christoph Baumgartner.

L'attaquant autrichien semblait alors mieux remis du choc tête contre tête quelques minutes plus tôt avec le défenseur ukrainien, sur un corner de l'autre côté du terrain. Zabarnyi est trop statique sur le but... Mais en fait Baumgartner a dû céder sa place peu après, toujours secoué, visiblement, quittant le terrain une grosse poche de glace sur la tempe. Il a été remplacé par Alessandro Schöpf (33e).

Ensuite les Rot-Weiss-Roten, avec leur star David Alaba, latéral gauche très offensif et non plus défenseur central comme aux deux premiers matches, ont eu des balles de break, une belle enroulée de Konrad Laimer (37e) ou un gros raté de Marko Arnautovic (42e).

De retour d'un match de suspension pour ses insultes contre la Macédoine du Nord, le buteur a trop ouvert son pied sur un contre en or mené par Marcel Sabitzer. Mais ce loupé n'a pas privé son équipe d'une victoire, fêtée longtemps après le coup de sifflet final avec les supporters rouges et blancs.

Il y avait de quoi: la dernière fois que l'Autriche a rencontré l'Italie en match à élimination directe, il y avait Matthias Sindelar, le Mozart autrichien, et Giuseppe Meazza sur le terrain...

Un Depay XXL

Les Pays-Bas sont chauds. Déjà assurés de la première place du groupe C avant le coup d'envoi, les «Oranje» n'ont fait qu'une bouchée de la Macédoine du Nord (3-0), avec un doublé de Wijnaldum et une démonstration de Depay, impliqué sur les trois buts.

Etrangement, pour ce match sans enjeu, le sélectionneur Frank de Boer avait renoncé à aligner une équipe B. Seuls deux remplaçants trouvaient place dans le onze de départ: Ryan Gravenberch, le petit prodige de l'Ajax de 19 ans, et Donyell Malen, auteur d'une belle entrée en deuxième période contre l'Autriche (2-0). Le grand Wout Weghorst et Marten de Roon étaient laissés au repos.

Sans forcer leur talent, et en évitant blessures et cartons, les coéquipiers du capitaine Georginio Wijnaldum ont confirmé qu'ils étaient rodés, et qu'il faudrait compter sur eux lors de la phase à élimination directe qui commence.

Memphis Depay, le futur Barcelonais, véritable chef d'orchestre de l'attaque dans ce tournoi, a ouvert le score (1-0, 24e) après un une-deux d'école avec Malen.

Wijnaldum a ensuite réussi un doublé en quelques minutes. Il a repris victorieusement un centre parfait de Depay à ras terre dans les six mètres (2-0, 50e), avant de mettre au fond un ballon repoussé par le gardien sur un tir du même Depay (3-0, 58e).

Haie d'honneur pour Pandev

Pour leur huitième de finale, les Hollandais quitteront leur public de la Johan Cruyff Arena d'Amsterdam, pour découvrir le stade de Budapest, qui porte le nom d'une autre légende du football, Ferenc Puskas. L'adversaire des «Oranje» sera un troisième de groupe (D, E ou F) à 18h.

Le moment d'émotion du match est survenu à la 67e minute, lorsque Goran Pandev, le capitaine de la Macédoine du Nord et ancien vainqueur de la Ligue des champions avec l'Inter, est sorti en larmes entre une haie d'honneur de ses coéquipiers, après sa 121e et dernière sélection, à 37 ans.

Avant le match au moment de l'échange des fanions, le capitaine néerlandais Georginio Wijnaldum lui avait fait cadeau d'un maillot orange des Pays-Bas floqué à son nom.

L'attaquant aux 38 buts en 120 sélections avait qualifié son pays pour son tout premier tournoi international grâce à un but en barrage éliminatoire de l'Euro en novembre contre la Géorgie.

(AFP)

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