25.05.2018 à 11:40

Vol MH17Les Pays-Bas et l'Australie vont poursuivre la Russie

Néerlandais et Australiens entendent désormais soumettre ce dossier complexe devant une organisation ou juge international.

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Un suspect ukrainien dans l'explosion du vol MH17 est retourné en Ukraine. Les Pays-Bas ont immédiatement demandé à la Russie l'extradition de cet homme soupçonné par les enquêteurs néerlandais d'avoir été impliqué dans le crash de l'avion. (2 décembre 2019)

Un suspect ukrainien dans l'explosion du vol MH17 est retourné en Ukraine. Les Pays-Bas ont immédiatement demandé à la Russie l'extradition de cet homme soupçonné par les enquêteurs néerlandais d'avoir été impliqué dans le crash de l'avion. (2 décembre 2019)

AFP/archive/photo d'illustration
Les dirigeants des 28 ont joint leurs voix jeudi à la pression internationale sur la Russie en l'exhortant à «coopérer pleinement» à l'enquête sur le crash du MH17. (Jeudi 21 juin 2019)

Les dirigeants des 28 ont joint leurs voix jeudi à la pression internationale sur la Russie en l'exhortant à «coopérer pleinement» à l'enquête sur le crash du MH17. (Jeudi 21 juin 2019)

AFP
L'équipe internationale d'investigation conjointe (Joint Investigation Team, JIT), conduite par les Pays-Bas et composée d'enquêteurs d'Australie, de Belgique, de Malaisie, des Pays-Bas et d'Ukraine, a dévoilé les «derniers développements de l'enquête» sur le crash. (Mercredi 19 juin 2019)

L'équipe internationale d'investigation conjointe (Joint Investigation Team, JIT), conduite par les Pays-Bas et composée d'enquêteurs d'Australie, de Belgique, de Malaisie, des Pays-Bas et d'Ukraine, a dévoilé les «derniers développements de l'enquête» sur le crash. (Mercredi 19 juin 2019)

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Les Pays-Bas et l'Australie tiennent la Russie responsable de la catastrophe du vol MH17 abattu par un missile au-dessus de l'Ukraine en 2014, a annoncé vendredi le gouvernement néerlandais, une déclaration qui pourrait ouvrir la voie à des poursuites judiciaires.

Les deux pays, dont de nombreux ressortissants étaient parmi les 298 victimes, «tiennent la Russie responsable pour sa participation dans la destruction» de l'avion de Malaysia Airlines, indique le gouvernement néerlandais.

Les deux pays peuvent désormais soumettre ce dossier complexe devant une organisation ou juge international, selon la même source.

Responsabilité russe

Cette déclaration intervient au lendemain des conclusions des enquêteurs internationaux, qui ont établi que le missile Bouk qui a abattu l'avion provenait de la 53e brigade anti-aérienne russe basée à Koursk.

L'avion de la compagnie Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur avait été abattu au-dessus de l'Est séparatiste prorusse de l'Ukraine le 17 juillet 2014. L'ensemble des 298 personnes présentes à son bord, en majorité des Néerlandais, avaient péri.

«La destruction du vol MH17 a causé des souffrances irréparables», a souligné le ministre néerlandais des Affaires étrangères Stef Blok au lendemain des conclusions de l'équipe des enquêteurs internationaux (JIT).

«En se basant sur les conclusions de la JIT, il est maintenant évident pour les Pays-Bas et l'Australie que la Russie est responsable pour le déploiement du système de missiles Bouk utilisé pour abattre l'avion», a-t-il ajouté. «Le gouvernement agit ainsi pour rendre la Russie officiellement responsable», a-t-il souligné.

La Russie nie

Selon le gouvernement, la violation par un Etat de la loi internationale pourrait être invoquée, mais il s'agit «d'un processus légal complexe et il y a plusieurs façons de procéder». «C'est la voie légale que les Pays-Bas et l'Australie ont choisie», selon le communiqué du gouvernement.

La Russie a une nouvelle fois nié jeudi toute implication dans le drame en affirmant qu'aucun missile russe n'avait franchi la frontière russo-ukrainienne. Pour le ministère des Affaires étrangères, il s'agit «d'accusations gratuites visant à discréditer (le) pays devant la communauté internationale».

L'équipe internationale a minutieusement recréé la route empruntée par le convoi militaire depuis Koursk à travers la frontière ukrainienne en utilisant des photos et des vidéos. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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